Ce mercredi dans "Christine Kelly et vous", Gabrielle Cluzel a réagi à l'immigration record que subit la France. Alors que l'État semble "débordé", comme l'a pointé Le Figaro, "il y a une charité mal comprise qui nous empêche d'avoir un débat", a dénoncé la journaliste sur Europe 1.
Un État "débordé" ? Gabrielle Cluzel s'est exprimée sur l'immigration ce mercredi 20 mai 2026, après la publication d'un article du Figaro, évoquant les grandes difficultés de l'État français à lutter contre l'immigration illégale. Au micro de Christine Kelly, la journaliste a déploré qu'en France "il y a une charité mal comprise qui nous empêche d'avoir un débat".
"L'idée d'un référendum a été repoussée"
"Nous sommes désarmés, tant par la loi que psychologiquement. Il y a une espèce de pudeur, de charité mal comprise, qui fait qu'aujourd'hui, on est incapable d'avoir une forte parole en matière migratoire, alors même que les Français la réclament", a expliqué Gabrielle Cluzel.
Et d'affirmer : "C'est quelque chose qui, aujourd'hui, fait consensus dans les sondages, mais évidemment, pas dans la classe politique. Et c'est vrai que jamais les Français n'ont été consultés sur ce sujet. Jamais. (...) L'idée même d'un référendum a été repoussée."
Supprimer l'AME ?
Gabrielle Cluzel a ensuite abordé un exemple : l'Aide médicale d'État. Le dispositif a coûté à la France 1,16 milliard en 2024 selon le Sénat, soit une augmentation de 40% en 10 ans. Alors que l'idée de supprimer cette mesure est vivement critiquée, la journaliste a répondu sur Europe 1.
"Le discours qui dit : 'On ne va pas laisser mourir les gens dans la rue, et puis d'ailleurs ça propagerait des épidémies', c'est faux. Il existe en France une AME d'urgence, qui s'appelle une dotation urgente pour soins vitaux, et qui est offerte aux hôpitaux, parce qu'évidemment, et Dieu merci, c'est l'honneur de la France : on ne laisse pas les gens mourir sur le trottoir", a détaillé Gabrielle Cluzel.
Et de poursuivre : "Pour avoir l'AME, il faut l'instruction d'un dossier qui dure quatre mois. Vous pensez bien que les gens ont le temps de mourir mille fois et les épidémies de se propager. Donc cette histoire d'AME, qui est une vache sacrée, on ne veut pas revenir dessus alors que nous avons les dispositifs en France pour aider les gens qui en ont besoin sans continuer avec cette aide qui est un appel d'air."
"Pourquoi notre politique migratoire est-elle un échec ? Parce que nous sommes les mieux-disants sur le plan social. Et une fois qu'ils sont rentrés en Europe, toute cette population immigrée se dit qu'il faut venir en France", conclut la journaliste.