La France souhaite obtenir la réouverture du détroit d'Ormuz via une initiative diplomatique et militaire portée aux Nations Unies. Emmanuel Macron travaille notamment avec le Premier ministre britannique Keir Starmer afin de mettre en place une mission internationale défensive.
La France pousse pour la réouverture du détroit d'Ormuz. C'est devenu une priorité diplomatique pour Emmanuel Macron. Le sujet doit notamment être abordé lors des discussions internationales impliquant la Chine et l'Iran, mais aussi aux Nations Unies, où Paris souhaite porter une initiative dans les prochains jours.
Une mission internationale en préparation
La France travaille avec le Royaume-Uni à la mise en place d'une mission militaire destinée à sécuriser le détroit. Cette opération est née d'échanges entre Emmanuel Macron et Keir Starmer. L’objectif affiché est d'isoler la question du détroit d'Ormuz du reste des tensions régionales afin de garantir la sécurité de la navigation maritime.
Mardi, lors d'une conférence téléphonique réunissant une quarantaine de pays, la France a présenté les grandes lignes de cette initiative.
Interrogée à l'Assemblée nationale, la ministre des Armées Catherine Vautrin a insisté sur le caractère strictement défensif de cette mission. "Cette mission est exclusivement défensive", a-t-elle rappelé, précisant qu'elle devra respecter le droit international et ne pourra être menée qu'en cas de réelle désescalade.
Un important travail diplomatique
La réussite du projet dépend désormais d'intenses négociations diplomatiques avec l'Iran mais aussi avec les États-Unis. Paris cherche à convaincre les différentes parties qu'une sécurisation du détroit est indispensable pour éviter une aggravation des tensions internationales.
Selon les informations communiquées lors de cette réunion internationale, une vingtaine de pays seraient déjà prêts à participer à cette opération. Le Royaume-Uni a annoncé une contribution de 133 millions d’euros. De son côté, le porte-avions Charles-de-Gaulle est déjà en route vers le golfe d'Aden, signe de l'implication française dans la région.
À travers cette initiative, Paris cherche à apparaître comme un acteur de stabilisation et de médiation dans un contexte géopolitique particulièrement tendu. L'exécutif français espère désormais obtenir un soutien international suffisamment large pour concrétiser cette opération dans les prochaines semaines.