Les prix des carburants poursuivent leur stagnation dans des sommets jamais atteints. Les stations-services affichent un tarif à plus de 2 euros le litre d'essence et de gazole. Dans ce contexte, les automobilistes attendent avec impatience un élargissement des aides de l'État.
Pour la plupart des automobilistes, c'est la même sanction à la pompe : 100 euros pour un plein de 50 litres d'essence. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix des carburants ont rapidement grimpé au-delà des deux euros par litre d'essence ou de gazole. Les tarifs ont d'ailleurs atteint un plafond grâce à une limitation des prix de TotalEnergies.
Pour certains automobilistes, cela reste encore beaucoup trop élevé. Surtout pour ceux qui n'ont pas droit aux dernières aides du gouvernement.
"Ça impacte le budget"
"On espère qu'il puisse y avoir un coup de pouce de l'État sur les taxes pour qu'on puisse diminuer un peu notre prix à la pompe. J'ai un foyer avec deux enfants et deux voitures. Forcément, ça impacte le budget alors que les salaires n'augmentent pas", témoigne Romain, un automobiliste de Lille (Nord).
Juste à côté, Ali ne cesse de regarder, avec désarroi, le ticket de caisse qu'il vient de récupérer. Pour cet infirmier, il faut des aides, et vite. "Je sais très bien que d'autres personnes les attendent aussi parce que ça reste un budget. On a besoin d'aller travailler, je l'utilise tous les jours ma voiture. Là, on le sent, il y a eu la fin du mois, ça a été juste", se lamente-t-il.
Face à l'envolée du prix des carburants, Yoann, chauffeur VTC, assure gagner beaucoup moins d'argent. "Avant, sur une course à 20 euros, on pouvait prendre en bénéfice 10 euros. Maintenant, on est plus à 5 euros, la différence est astronomique. On aura pas du tout d'aide, je ne pense pas", déplore-t-il.
Il souligne également un "sentiment d'abandon", d'autant plus qu'il y a souvent de l'attente à la pompe, ce qui réduit le nombre de courses chaque jour.