Emmanuel Macron se rend ce jeudi dans l'Est de la France, pour assister à la dernière phase de l'exercice militaire "Orion", qui simule un conflit de haute-intensité. Un déplacement important pour le chef de l'État, qui a à cœur de défendre l'héritage qu'il laisse à son successeur en matière de défense.
Emmanuel Macron assiste ce jeudi dans l'Aube et dans la Marne à la 4ème et dernière phase de l’exercice militaire "Orion", qui simule un conflit de haute intensité dans toutes ses dimensions. Le chef de l'Etat participera à différentes manœuvres terrestres et aériennes, notamment depuis un hélicoptère Caïman avant de s’adresser aux soldats dans l’après-midi.
Un déplacement hautement stratégique pour le chef de l'État, qui depuis le début de la guerre en Ukraine, n'a qu'un seul mantra : préparer les armées à un conflit de haute intensité, lequel pourrait impliquer la France et survenir, selon Paris, d’ici 2030.
Evaluer la capacité de l'Armée française
Car Orion, c’est le laboratoire grandeur nature de la guerre de demain. Une guerre où les drones sont légion et la technologie omniprésente, mais un conflit avant tout multidimensionnel. D’où la mobilisation, au-delà des soldats de l’armée de l’Air et de Terre, des forces spéciales, des services cyber ainsi que du renseignement et du soutien logistique.
Emmanuel Macron assistera donc aux opérations. L’occasion, entre autres, d’évaluer la capacité des Armées à commander 12.000 soldats français. Des unités belges, italiennes, espagnoles ou grecques sont aussi mobilisées.
Pour le chef de l’Etat, qui entame sa dernière année à l’Elysée, Orion fait aussi partie de l’héritage qu’il souhaite laisser en matière de défense. Autrement dit : une armée financée, équipée et entraînée, qui assume son rôle de leader en Europe.