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Prix du carburant : «Personne ne doit profiter de cette crise», souligne Maud Bregeon

Maud Bregeon (Photo d'illustration). [Ludovic MARIN / AFP]

Ce mercredi, Maud Bregeon s'est exprimée sur le prix du carburant après le conseil des ministres. La porte-parole du gouvernement a estimé que "personne ne doit profiter de cette crise" alors que Total a annoncé des bénéfices en hausse.

Les regards se tournent à nouveau vers le gouvernement. Alors que TotalEnergies annonce ce mercredi 29 avril 2026 que ses bénéfices trimestriels sont en hausse de près de 50% pour atteindre 5,8 milliards de dollars, l'exécutif est accusé d'inaction par les oppositions en pleine crise du carburant.

Toutefois, le gouvernement s'en remet pour l'instant aux aides déjà annoncées et revendique s'adapter à l'évolution des prix. 

Un contexte géopolitique "hautement incertain"

Statu quo en somme pour l'instant à la tête de l'État. Maud Bregeon a rappelé les aides annoncées par Sébastien Lecornu la semaine dernière, notamment pour les travailleurs modestes considérés comme grands rouleurs. Des aides qui coûteront à l'État 180 millions d'euros au mois de mai. 

Le gouvernement a-t-il prévu d'aller plus loin ? "Non", annonce la porte-parole du gouvernement qui relate les propos d'Emmanuel Macron en Conseil des ministres.

"Nous sommes dans un contexte géopolitique qu'il a (Emmanuel Macron, ndlr) qualifié d'hautement incertain. Et à ce titre, il a demandé, et c'est bien légitime, aux ministres de continuer à recevoir les professions concernées par la hausse du prix des carburants, ministère par ministère, pour apporter et construire avec eux d'éventuelles nouvelles réponses", explique Maud Bregeon.

Parmi ces éventuelles nouvelles réponses, la porte-parole du gouvernement évoque à nouveau des avances de trésorerie, comme c'est déjà le cas pour les agriculteurs et les pêcheurs. 

Maud Bregeon a également commenté les bénéfices de Total. "Je ne participerai pas au Total bashing", affirme-t-elle. Avant de préciser : "Que personne ne doit profiter de cette crise. On ne s'interdit rien par principe." L'exécutif a rédigé il y a quelques semaines de cela un projet de décret encadrant les marges des distributeurs.