Un mois après le deuxième tour des élections municipales, que se passe-t-il dans les villes tombées à droite ? À Nice, Eric Ciotti tout juste élu, a dévoilé son plan pour faire des économies et réduire les impôts locaux. Reportage.
Un mois après le second tour des élections municipales, quels sont les principaux changements dans les villes nouvellement conquises par la droite ? À Nice, où Eric Ciotti, président de l'UDR, a été élu, le nouvel édile commence à appliquer son programme et ferme le robinet pour faire des économies.
"Baisse des impôts, 50 millions d'euros. Et baisse des dépenses, 60 millions d'euros". Devant la presse, le nouveau maire de Nice Eric Ciotti réaffirme son ambition pour les six prochaines années de son mandat. Au programme : réduire les impôts locaux et les dépenses.
"Je n'aurai pas de frais de représentation"
Pour y arriver, Eric Ciotti sort la tronçonneuse. "Je n'aurai pas de frais de représentation. On va vendre des dizaines de véhicules. On divise par deux la communication, par deux les frais de bouche", insiste-t-il.
Gilbert, qui a voté pour le nouveau maire, applaudit. "Les petits fours, le champagne, les voitures, cette période est terminée", dit-il au micro d'Europe 1. Le conseil municipal vient aussi de voter la baisse de la taxe sur les ordures ménagères, de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires et de la taxe foncière.
Réduire les impôts
Odile se réjouit de ces mesures mais attend encore plus. "Les impôts fonciers à Nice sont déjà très élevés. Il faut les réduire et les réduire encore une fois. Une seule fois ne suffit pas", insiste-t-elle.
Les subventions accordées à trois grandes épreuves sportives ont été suspendues et les indemnités des élus rabotées. "Ça me paraît être la moindre chose du politique par rapport à la population", conclut Bastien, un jeune niçois.
Éric Ciotti veut aussi d'ici la fin de l'année doubler les effectifs de la police municipale sur le terrain, les recrutements sont déjà en cours assure la mairie. Enfin depuis la mi-avril, la ville applique une tolérance de 15 minutes aux automobilistes qui payent leur stationnement.