Le président de la République se rend ce mercredi dans l'Allier pour inaugurer une mine de lithium. Un des nombreux Grands Projets Stratégiques identifiés dans le pays, qui marquent la volonté d'Emmanuel Macron de rendre la fin de son mandat plus efficace.
Emmanuel Macron se rend ce mercredi dans l'Allier, pour inaugurer l'un des 150 Grands Projets Stratégiques du pays. Le chef de l'État se rend sur le site d'une mine de lithium qui permettra de produire des batteries de véhicules électriques en limitant la consommation de matières premières étrangères.
Avec près de 150 projets identifiés dans tout le pays, l’exécutif assume une méthode inspirée de Notre-Dame de Paris et des Jeux olympiques en souhaitant aller plus vite et limiter le nombre de normes qui ralentissent les projets.
Être plus efficace
Un déplacement hautement politique pour le chef de l'État, qui vise à imposer sa marque de fin de règne, celui d'un président qui accélère.
Notre-Dame, les Jeux olympiques, et désormais les usines, les mines, les exploitations agricoles... Derrière les 150 “projets stratégiques” annoncés, une méthode : lever les blocages, raccourcir les délais et montrer que l’État peut décider et faire aboutir.
Objectif : parler de réindustrialisation, de souveraineté et d'ancrage territorial. Mais derrière ce récit d’accélération, une question : Notre-Dame et les JO reposaient sur des conditions exceptionnelles. Peut-on vraiment généraliser ?
Une méthode qui devient la norme ?
Car aller plus vite, c’est arbitrer plus vite. Simplifier, c’est parfois passer en force. De quoi faire grincer des dents chez les multiples agences et autorités, peu enclines à voir leurs normes et procédures contournées. Au fond, l’Élysée veut graver une image : efficacité, organisation, souveraineté.
Le message est simple : produire en France. Reste à savoir si cette méthode peut devenir la règle… ou si elle restera une exception.