L’Iran a annoncé la réouverture du détroit d’Ormuz. Au même moment, un sommet se tenait à l’Élysée, consacré à la sécurisation de ce passage stratégique pour le pétrole mondial. Autour d’Emmanuel Macron, une cinquantaine de pays étaient réunis en visioconférence pour discuter de la création d’une mission dite neutre et indépendante afin de garantir la liberté de circulation dans le détroit.
Ce vendredi, Emmanuel Macron, accompagné de Keir Starmer, Giorgia Meloni et Friedrich Merz, ainsi que d’une cinquantaine de chefs d’État et de gouvernement, était réuni à l’Élysée pour évoquer la situation dans le détroit d’Ormuz.
Une douzaine de pays s'est dite prête à participer à la coalition
Montrer un front uni : tel était l’objectif du sommet, avec à la clé une annonce d’Emmanuel Macron : "Nous allons renforcer et accélérer les travaux de planification que nous avons déjà lancés, coordonnés avec le Royaume-Uni, pour permettre la mise en place d’une mission neutre, bien distincte des belligérants, afin d’accompagner et de sécuriser les navires marchands qui transiteront dans le Golfe."
Tout cela s’accompagnera "d’un travail diplomatique", a précisé le président de la République. Une douzaine de pays s'est dite prête à participer à cette coalition. Mais au moment même de cette annonce, coup de froid venu de Washington. Donald Trump prévient qu'il ne souhaite pas voir les pays de l'OTAN intervenir dans la zone.
Un rappel à l’ordre du président américain pour montrer qu’il a la main, mais aussi une manière de répondre aux critiques sur sa stratégie en Iran. Face à cela, les Européens veulent montrer qu’ils sont prêts. Mais peuvent-ils vraiment agir sans le feu vert des États-Unis ? Une première réponse est attendue la semaine prochaine à Londres, avec une réunion technique pour préciser les moyens militaires mobilisables.