En Espagne, un vaste plan de régularisation de sans-papiers pourrait concerner près d’un demi-million de migrants, principalement venus d’Amérique latine. Une mesure saluée par le gouvernement mais qui suscite des inquiétudes liées à l’essor des réseaux de narcotrafic vers l'Europe.
Un vaste plan de régularisation de sans-papiers a été lancé mercredi en Espagne. Près d’un demi-million de migrants vont être régularisés grâce à l’approbation d’un décret royal. Le Premier ministre socialiste Pedro Sánchez s’est félicité d’un "acte de normalisation".
Une immigration en très grande majorité en provenance d’Amérique latine, des anciennes colonies espagnoles que sont le Venezuela, la Colombie ou encore l’Équateur. Une aubaine pour les narcotrafiquants sud-américains.
L’Europe, premier continent de consommation de cocaïne
Ils ont besoin de trouver un nouveau marché pour écouler la cocaïne produite en masse en Colombie. Une production multipliée par deux en quelques années seulement. Or, le marché américain s’est contracté face au fentanyl produit par la Chine et la guerre lancée par Donald Trump contre les narcotrafiquants sud-américains.
Il leur faut trouver des débouchés et ils regardent désormais vers l’Europe, devenue le premier continent de consommation de cocaïne. L’Espagne est une porte d’entrée privilégiée grâce à une immigration moins visible culturellement que celle issue du Maghreb.
Des chimistes vénézuéliens implantés en Espagne
Des chimistes vénézuéliens issus des cartels sud-américains se sont par exemple implantés en Espagne pour ouvrir des laboratoires de confection de cocaïne directement sur le sol européen.
En France, les enquêteurs ont en début d’année démantelé des équipes de malfaiteurs colombiens recrutés comme tueurs à gages par des trafiquants lyonnais. Un phénomène suivi de près par les spécialistes de la lutte antistupéfiants qui observent clairement un rapprochement entre les mafias européennes et les cartels sud-américains.