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Espagne : à Figueras, l'inquiétude de certains habitants face à la régularisation de 500.000 sans-papiers

L'Espagne lance officiellement son vaste plan de régularisation des sans-papiers. [© AFP]

Face à un manque de main d'œuvre, le gouvernement espagnol va régulariser près de 500.000 sans-papiers dans le pays. Une décision qui fait vivement réagir dans le pays, comme ici, à Figueras, une petite ville de 50.000 habitants non-loin de la frontière française.

L'Espagne lance officiellement son vaste plan de régularisation des sans-papiers. Dans les prochains mois, le pays compte régulariser près d'un demi-million de clandestins, notamment pour faire face au manque de main d'œuvre. 

Mais dans la commune Figueras, dans le nord du Pays, l'annonce ne ravit pas l'ensemble de la population. Dans la ville de 50.000 habitants, les sans-papiers viennent  d'Amérique du Sud, mais surtout d'Afrique subsaharienne et du Maghreb. Tous comblent le manque de bras dans des secteurs comme le bâtiment ou la restauration. Une réalité économique que ne nie pas Esteban, 40 ans, mais qui regrette que les programmes d'assimilation soient trop faibles. 

"On ne les oblige pas assez à s'intégrer, à parler notre langue, à connaître nos coutumes...Notamment nos processions religieuses comme le défilé des Rois Mages. Et puis il faut aussi connaître notre Histoire, tout ça devrait faire partie des prérequis pour venir vivre ici comme il se doit", confie-t-il au micro d'Europe 1. 

Renforcement des contrôles

Mais pour arriver jusqu'en Espagne, ces migrants ont dû braver de nombreux interdits, notamment celui de rester sur le territoire. Un point qui dérange Marco, 60 ans. "Dans votre maison, on n'entre pas si on y est pas invité, et bien en Espagne, c'est pareil. Et puis, un homme qui n'a pas de papiers et dont on ne sait pas si c'est un délinquant, qu'est-ce que vous voulez en faire ?", s'interroge-t-il. 

Et c'est justement pour ces raisons que le Conseil d'Etat ici  a demandé un renforcement des contrôles concernant les éventuels antécédents judiciaires de ces clandestins dans leur pays d'origine.