Patrick Michel, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, était l'invité d'Alexis de la Fléchère ce 11 avril. Alors qu'Orion de la mission Artemis II a amerri cette nuit dans l'océan Pacifique, Patrick Michel est revenu sur l'implication de l'Agence spatiale européenne dans la mission.
"L'Europe était impliquée" dans la mission Artemis II, explique Patrick Michel, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS, au micro d'Alexis de la Fléchère de ce 11 avril. Après le succès de la mission Artemis II, il a détaillé un peu plus en profondeur l'implication de l'Agence spatiale européenne.
"Un moment de coopération internationale important"
"Il y a eu, et de façon extrêmement réussie il faut dire, le module de service de l'Agence Spatiale Européenne, donc l'Europe était impliquée", a expliqué le directeur de recherche au CNRS.
Le module de service européen, qui contenait le carburant nécessaire au voyage, a permis aux astronautes "d'être transportés sur une trajectoire translunaire, qui leur permet d'aller vers la Lune et revenir", détaille Patrick Michel. "Donc c'est aussi un moment de coopération internationale important, et que je pense bienvenu, dans un contexte géopolitique tendu."
"On voit quand même que dans l'espace, on continue à coopérer même si l'administration Trump a décidé de changer un peu les plans de ce programme Artemis et de réduire la contribution" européenne.
"Mais elle est toujours là et elle est cruciale. Il y a de nombreuses fournitures européennes : même certains éléments de la capsule Orion ont été fournis par l'Agence Spatiale Européenne. C'était la même chose pour les missions Apollo."