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«On se sent oubliés» : les automobilistes désabusés face à la hausse des prix du carburant

Les prix du carburant ne cessent de grimper : 2,26 € le gazole, 2,089 € le sans-plomb 98, 2,044 € le sans-plomb 95 en moyenne. [Grichka BEYSSON-LEANDRI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Face à la flambée des prix du carburant, les automobilistes des Hauts-de-France peinent à faire face. Entre pleins à plus de 100 euros et stratégies pour réduire les coûts, beaucoup dénoncent un manque de soutien et revoient à la baisse leurs déplacements et leurs loisirs.

La guerre au Moyen-Orient n’est pas sans conséquence pour les Français. Les prix du carburant ne cessent de grimper : 2,26 euros le gazole, 2,089 euros le sans-plomb 98, 2,044 euros le sans-plomb 95 en moyenne. Face à cela, il est difficile de laisser sa voiture au garage, malgré les efforts pour en limiter l’usage. Pour l’occasion, Europe 1 s’est rendue dans les Hauts-de-France à la rencontre des automobilistes.

"Le gouvernement ne bouge pas"

Devant cette station-service, une longue file de voitures. À la pompe, Christophe raccroche le pistolet : 120 euros pour faire le plein, lui qui parcourt 80 km par jour pour aller travailler. "Le gouvernement ne bouge pas, il ne fait rien. Nous, on fait toujours des efforts, mais pas lui. On se sent oubliés. On ne pense jamais à ceux qui travaillent", s’insurge-t-il.

Pour lui, avec la hausse des prix du carburant, les loisirs ne sont même plus envisageables. "Le cinéma, on n’en fera plus", déplore-t-il. "On est obligé de rouler de manière économique : 110 au lieu de 130 sur autoroute, voire en dessous", poursuit-il.

Juste à côté, Quentin utilise son véhicule tous les jours et s’adapte face à la hausse des prix. "C’est quand même assez compliqué. Du coup, on essaie de se débrouiller. Par exemple, moi, je fais moitié éthanol, moitié essence pour compenser. On fait avec ce qu’on peut", explique l’automobiliste.

Et, chose assez rare, quelques Belges font le plein pour profiter des prix plafonnés par certains distributeurs.