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À un an de l'élection présidentielle, les principaux enseignements des élections municipales 2026

[Frederic P.Try/ Hans Lucas/ Hans Lucas via AFP]

À un an de l'élection présidentielle, les élections municipales du mois de mars ont servi de répétition générale. Un moment important pour les partis, qui tirent de nombreux enseignements des deux tours. 

Une gauche majoritaire dans les métropoles, mais de moins en moins hégémonique dans la France périphérique, et une droite ainsi qu'un Rassemblement national qui s'ancrent un peu plus profondément dans les villes moyennes. À un an de l'élection présidentielle, les élections municipales faisaient office de répétition. 

Signal fort à Nice

Une répétition réussie pour Les Républicains, qui reprend plusieurs grandes villes importantes, comme Clermont-Ferrand, bastion socialiste historique, Besançon aussi, ou encore Brest, à gauche depuis 37 ans, qui est remportée par le divers droite Stéphane Roudaut. 

Dans les villes moyennes, la droite et le centre lorsqu'ils étaient rassemblés, ont gagné. C'est l'un des faits majeurs de cette élection. Autre signal fort à droite, Éric Ciotti, qui remporte Nice, la cinquième ville de France. Et puis, Édouard Philippe, réélu au Havre avec 47%, sort crédibilisé pour 2027. 

Le RN perd à Toulon et Marseille mais gagne dans les villes moyennes

Face à cela, la gauche limite tout juste la casse dans les grandes villes, notamment à Paris, avec Emmanuel Grégoire à 50% et Marseille, avec Benoît Payan à 54%. Enfin, le Rassemblement national s'ancre davantage. Le parti de Marine Le Pen multiplie par quatre son nombre de mairies, avec des villes comme Carcassonne, Agde ou Liévin, mais sans réussir les grandes conquêtes qu'il visait comme Toulon et Marseille.

Pour d'autres, la soirée a tourné au cauchemar. À commencer par François Bayrou, qui perd la mairie de Pau à quelques centaines de voix près. Enfin, l'autre grand perdant, ce sont les écologistes, en net recul par rapport à 2020, avec des défaites à Bordeaux, Strasbourg, Besançon ou Poitiers. Partout en France, la vague verte est clairement retombée.