Le maire écologiste sortant Grégory Doucet a été réélu de justesse face à Jean-Michel Aulas. Il a obtenu environ 53% des voix, contre 47% pour l'ancien patron de l'Olympique lyonnais.
Le maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, a été réélu dimanche au second tour des municipales face à l'ancien patron de l'Olympique lyonnais Jean-Michel Aulas, longtemps favori des sondages, selon trois estimations. Une victoire déjà contestée par ce dernier.
Une estimation Ifop-Fiducial pour TF1, LCI et Sud Radio créditait, avant 21H00, Grégory Doucet de 54,0% des suffrages contre 46% pour Jean-Michel Aulas. Le même institut a ensuite réévalué à 51,8% et 48,2% ses estimations respectives pour les deux candidats.
Une estimation d'Ipsos pour OpinionWay pour CNews, Europe 1 et le JDD donne Grégory Doucet à 53% contre 47% pour Jean-Michel Aulas.
Jean-Michel Aulas dépose un recours pour "nombreuses irrégularités"
Il est un peu plus de 22h30 ce dimanche 22 mars lorsque Grégory Doucet monte à la tribune pour revendiquer la victoire. "Aujourd'hui les lyonnaises et les lyonnais ont choisi de maintenir une trajectoire responsable et républicaine, généreuse et universelle pour notre territoire. Merci à vous !", a-t-il affirmé. Finalement, Grégory Doucet l'emporte bien, mais avec seulement 2762 voix d'avance
Un résultat que Jean-Michel Aulas conteste quelques minutes plus tard. "Je prends donc acte de l'avance infime de M. Doucet. Et tiens, d'ores et déjà, officiellement à exprimer mes réserves quant au résultat final. Compte tenu des nombreuses irrégularités qui se sont produites pendant le scrutin, nous avons déposé un recours", a annoncé le candidat de la droite et du centre.
"Il est très mauvais, pardon. Faire une contestation aujourd'hui, c'est juste ne pas assumer sa défaite", a estimé Camille, militante écologiste. L'autre mauvaise nouvelle pour le maire sortant, c'est que la métropole de Lyon, la collectivité dont le budget est quatre fois plus important que celui de la ville, bascule à droite après six ans de mandat écologiste. Grégory Doucet devra donc composer avec une cohabitation qui pourrait contrarier ses projets pour la ville.
Dynamique en fin de campagne
Revenu de très loin dans les sondages, Grégory Doucet avait su créer une dynamique en fin de campagne pour coiffer sur le fil au premier tour Jean-Michel Aulas, avec 37,4% des suffrages contre 36,8%.
A la tête d'une liste d'"Union de la gauche et des écologistes", le maire a ensuite scellé pour le second tour une "fusion technique" avec la liste LFI de la députée Anaïs Bellouassa-Cherifi (10,41% au 1er tour).