À Toulouse, après la fusion technique, place à l'inquiétude. Ce mardi, fait rarissime, les patrons de la CPME de Haute-Garonne ont appelé à voter pour le maire de droite sortant pour faire barrage à la liste insoumise. Les chefs d'entreprises toulousains craignent la politique économique que pourrait mener la gauche pendant son mandat.
À quatre jours du deuxième tour des élections municipales, l'angoisse monte chez les patrons toulousains. Face à la crainte de voir le candidat Insoumis l'emporter dimanche, beaucoup poussent pour faire barrage à la gauche.
"L'économie ralentira dans les six ans si c'est LFI"
En première ligne, Pierre-Olivier Nau, président du Medef de Haute-Garonne, particulièrement inquiet pour Airbus : "C'est une galaxie immense. J'imagine qu'une ambiance LFI avec des impôts en très forte hausse, ne va pas inciter les entrepreneurs, quels qu'ils soient à se développer à Toulouse, mais plutôt ailleurs".
Une inquiétude partagée par ce chef d'entreprise qui craint de lourdes conséquences pour l'économie locale en cas de victoire de La France insoumise : "Bien évidemment que l'économie ralentira dans les six ans si c'est LFI. Comment rendront-ils la mairie ? Ce qu'on nous promet, c'est un peu la révolution".
Mais ce qui l'inquiète encore davantage, c'est l'opposition de François Piquemal au projet de ligne à grande vitesse qui doit, dans les prochaines années, permettre de relier Toulouse à Paris en seulement 3h10.
"Toulouse, aujourd'hui, est à 4h20 de TGV de Paris. Donc on enclavera encore plus Toulouse pour des investisseurs. Mais même pour l'économie, il faut que tout le monde se mobilise". Dimanche, il votera donc par défaut pour Jean-Luc Moudenc pour faire barrage au candidat Insoumis.