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Municipales 2026 : Sarah Knafo se désiste avant le second tour à Paris «pour faire barrage à la gauche»

[Ludovic MARIN / AFP]

La candidate de Reconquête, Sarah Knafo, qualifiée pour le second tour des élections municipales à Paris, annonce ce mardi qu'elle se désiste. "Je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche", déclare-t-elle, disant qu'elle ne le fait "pas pour la personne de Rachida Dati" mais "pour Paris".

L'eurodéputée Sarah Knafo, qualifiée de justesse (10,4%) pour le second tour des municipales à Paris, a annoncé mardi qu'elle se désistait pour faire barrage à la gauche et non pour la candidate LR Rachida Dati, qui a refusé de s'allier avec elle.

"J'ai toujours dit que j'avais un objectif depuis l'annonce de ma candidature : battre la gauche. Donc, je tiens le cap, je tiens ma parole, la parole que j'ai donnée à mes électeurs et à mes soutiens : je me retire pour nous donner toutes les chances de battre la gauche", déclare-t-elle dans une interview au Parisien, prenant soin d'expliquer qu'elle ne se désistait "pas pour la personne de Rachida Dati" mais "pour Paris".

Le combat ne fait "que commencer"

Celle qui a fait campagne sur le thème de la "Ville heureuse" vêtue de jaune, symbole selon elle "du soleil au bout du tunnel", à savoir l'alternance après 25 ans de gestion socialiste à Paris, a précisé que le combat ne faisait "que commencer". "J'appelle mes électeurs à chasser la gauche de la mairie de Paris, sans hésitation. Je leur dis : 'Si Rachida Dati est élue dimanche prochain, ce sera grâce à vous et ce sera à vous qu'elle le devra'", a lancé cette fervente partisane de "l'union des droites".

A l'annonce de sa qualification lundi, elle avait aussitôt proposé une alliance de raison à Rachida Dati, ce que cette dernière a une nouvelle fois décliné, préférant s'allier avec la liste Horizons/Renaissance menée par Pierre-Yves Bournazel. "Ces dernières 24 heures, j'ai tenté une union (...). Cette union que les électeurs attendent a été refusée jusqu'au bout", a-t-elle constaté, qualifiant sa décision de "lourde" mais "mûrement réfléchie".

"En la prenant, je suis guidée par mon sens de l'intégrité et je sais que l'intégrité exige des sacrifices", a encore expliqué celle qui fait figure de révélation de la campagne parisienne. "N'importe quel politique aurait refusé de se retirer. Mais je ne suis pas n'importe quel politicien", a-t-elle ajouté, assurant que "la seule chose qui a compté, c'est de pouvoir battre la gauche".

"Si la gauche perd la mairie après 25 ans de déclin socialiste, ce sera historique et j'aurai le sentiment du devoir accompli", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur sa campagne, elle s'est dite "extrêmement fière" du résultat, ajoutant que ce n'était "pas la dernière", alors qu'on lui prête des ambitions pour la présidentielle.