Face à l'avance de la gauche au premier tour à Paris, la droite doit-elle se réunir derrière un candidat commun pour tenter de s'emparer de la mairie ? Pour les électeurs de droite rencontrés par Europe 1, la réponse est évidente.
Qui sera présent dimanche prochain aux élections municipales parisiennes ? Cinq candidats se sont qualifiés pour le second tour, mais lundi, Pierre-Yves Bournazel a annoncé se ranger derrière Rachida Dati. Une première alliance qui pourrait permettre à l'ancienne ministre de la Culture de rattraper son retard sur son principal adversaire, le candidat de l'union de la gauche Emmanuel Grégoire.
Sur le terrain, François, électeur de Sarah Knafo, elle aussi qualifiée pour le second tour, en est persuadé : seule une union de toutes les droites peut permettre la victoire. Il espère un retrait de sa candidate et se dit prêt à voter utile.
"Je pense qu'il n'y a pas d'autres solutions"
"Si on additionne toutes les droites, on passe", assure-t-il. "Les chiffres sont là et elle a peu de chances de gagner. Je pense qu’elle doit dire à ses électeurs de voter pour Rachida Dati. Est-ce que c’est ce que je vais faire ? Oui, je pense que je n’ai pas d’autre solution", insiste-t-il au micro d'Europe 1.
Même sans consigne officielle, certains électeurs envisagent déjà de se reporter sur la candidate LR. C’est le cas d’Aurélie, qui a voté au premier tour pour l’ancienne ministre de la Culture. "Tout électeur de droite doit voter pour Rachida Dati. Qu’on ne donne pas d’instruction, c’est une chose, mais j’espère que les électeurs reporteront leur vote sur elle en dépassant tous ces clivages droite-droite", explique-t-elle.
Convaincre les abstentionnistes
Au pied des panneaux d’affichage électoraux, Thierry souhaite lui aussi la victoire de Rachida Dati, mais il pose une limite claire. "Qu’il y ait une alliance des droites, pourquoi pas. Mais je ne veux pas d’alliance avec l’extrême droite. Ce sont deux choses différentes, avec des valeurs et des projets différents", insiste-t-il.
Une chose est sûre pour Thierry et pour d’autres électeurs de droite : pour espérer battre la gauche dimanche, la clé pourrait surtout venir des abstentionnistes. Leur mobilisation pourrait bien peser dans l’issue du second tour.