L'opération contre la DZ Mafia, baptisée "Octopus", menée ce lundi 9 et mardi 10 mars, a permis l'interpellation de 42 personnes. Parmi les suspects interpellés, une étoile montante de la scène rap marseillaise. Un certain Dika ainsi que plusieurs proches liés à son label de musique.
Après le vaste coup de filet mené en début de semaine contre la DZ Mafia, sur les 42 suspects interpellés, 26 ont été mis en examen et 15 incarcérés, dont un avocat soupçonné d'avoir été corrompu.
Cette opération "Octopus" a également permis de mettre en lumière les liens troubles entre cette organisation criminelle et des rappeurs marseillais. Les enquêteurs s'interrogent : est-ce que son écosystème musical a servi d'écran pour blanchir l'argent issu du trafic de stupéfiants ?
liaisons dangereuses
Cette proximité entre le monde du rap et la criminalité organisée n'est pas nouvelle. Dans une note qu'Europe 1 s'est procurée, les analystes criminels de la PJ parisienne écrivaient le mois dernier que les rappeurs étaient des cibles idéales pour les narcotrafiquants, notamment grâce au système des avances versées aux artistes pour financer leur production.
Une partie d'origine illégale peut ensuite être facturée via des sociétés. Les fonds qui en ressortent sont alors blanchis. Une porosité aussi favorisée par l'univers de ce genre musical qui emprunte volontiers les codes de la criminalité organisée et qui exprime un fort sentiment d'appartenance territoriale dans les quartiers. parfois. associés à des différences historiques entre bandes rivales.