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Guerre au Moyen-Orient : Merz ne voit «aucun plan commun» pour mettre «rapidement» fin à la guerre

Le chancelier Friedrich Merz, lors d'une conférence de presse à la Chancellerie, à Berlin, le 10 mars 2026. [HALIL SAGIRKAYA / ANADOLU / Anadolu via AFP]

Lors d'une conférence de presse, le chancelier allemand Friedrich Merz a assuré ne voir "aucun plan commun" des États-Unis et d'Israël pour mettre un terme à la guerre au Moyen-Orient.

Le chancelier allemand Friedrich Merz a dit mardi ne voir "aucun plan commun" venant des États-Unis et d'Israël pour "mettre fin" à la guerre déclenchée par leurs frappes contre l'Iran "rapidement et de manière convaincante".

"Chaque jour de guerre soulève davantage de questions"

"Beaucoup" des "objectifs" fixés par les Américains et les Israéliens "sont aussi les nôtres, mais chaque jour de guerre soulève davantage de questions", a souligné lors d'une conférence de presse à Berlin le dirigeant allemand, qui recevait le Premier ministre tchèque Andrej Babis.

"Nous n'avons aucun intérêt à une guerre sans fin. Nous n'avons aucun intérêt à une remise en cause de l'intégrité territoriale" ni de la "viabilité économique" de l'Iran, a ajouté M. Merz, s'inquiétant d'un possible "scénario comme celui que nous avons connu en Libye, en Irak ou dans d'autres États de la région"

Le dirigeant de la première puissance économique européenne a aussi dit "partager l'espoir du président américain" Donald Trump "que cette guerre se termine rapidement", couplé à celui d'un "retour relativement rapide à la normale sur les marchés pétroliers et énergétiques".

Déclarations contradictoires de Donald Trump

Donald Trump a eu lundi des déclarations contradictoires sur la guerre en Iran, en laissant entendre qu'elle allait "bientôt" finir - ce qui a instantanément fait chuter les cours du pétrole - tout en affirmant que l'offensive allait continuer.

Il a assuré à la chaîne CBS que le conflit était "très en avance" sur le calendrier de quatre à cinq semaines qu'il avait évoqué par le passé.

Mais il a également affirmé devant les députés républicains que les Etats-Unis ne "s'arrêteraient pas avant que l'ennemi ne soit totalement et définitivement vaincu".