Emmanuel Macron était en visite à Chypre, île récemment touchée par des attaques de drones lancés depuis le Liban. Le chef de l'État est en train de préparer une future mission internationale pour "rouvrir" le détroit d'Ormuz, fermé aujourd'hui par les Iraniens. Et permettre la libre circulation de pétrole et de gaz. Comment le président compte-t-il s'y prendre sans entrer dans le conflit avec les Iraniens ?
C'est un jeu diplomatique d'équilibriste. Dans toutes ses interventions, Emmanuel Macron martèle que la posture française est défensive. Ce qui lui permet de déployer dans la zone un arsenal maritime conséquent.
Des déploiements militaires dans une zone très vaste
La diplomatie française a choisi la transparence, elle annonce les déploiements militaires d'un porte-avions, huit frégates et deux porte-hélicoptères. À cela sont greffés des navires britanniques, italiens, grecs ou espagnols.
La zone est très vaste. Elle va de la Méditerranée orientale au détroit d'Ormuz, en passant par la mer Rouge. Pas question pour le moment d'intervenir au plus chaud du conflit. En revanche, ces moyens seront bien positionnés une fois que les bombardements cesseront. Deux zones seront alors considérées comme prioritaires.
Celle du golfe persique, impraticable aujourd'hui pour les navires commerciaux. Et celle de la mer Rouge, où les Houthis au Yémen, proxys régionaux de l'Iran, sont depuis le début du conflit très attentistes. Il leur suffirait alors d'un feu vert de Téhéran pour déstabiliser à nouveau le trafic mondial des marchandises.