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Guerre au Moyen-Orient : quelles sont les conséquences du conflit sur le secteur du BTP ?

Le secteur du BTP inquiet des conséquences de la guerre au Moyen-Orient. [Jean ISENMANN / ONLY FRANCE / Only France via AFP]

Les prix à la pompe, qui ont déjà pris 20 centimes au litre et ont affolé les automobilistes, plongent le monde du BTP dans l'inquiétude. Dans ce secteur où les contrats sont signés longtemps à l'avance et où il est presque impossible de répercuter ce genre de hausse imprévisible sur les clients, les professionnels sont très inquiets. 

Grues, tractopelles et autres camions-bennes. Alors que la guerre au Moyen-Orient est "quasiment finie" selon Donald Trump, la hausse des prix du carburant se fait ressentir, même dans le BTP où les contrats sont signés longtemps à l'avance. L'inquiétude règne chez les professionnels.

Des emplois en danger

La consommation de carburant pèse lourd dans le budget des entreprises comme celle de Sauveur Cavataio, dans le nord des Bouches-du-Rhône. "Ce sont des engins qui consomment. 30 centimes au litre, comme vous savez que vous avez sur un tractopelle 100, 150 litres de gasoil à faire, vous voyez tout de suite la différence", explique-t-il.

Et les contrats de construction ont déjà été signés avec des prix qui ne se renégocient pas, rappelle le président de la fédération départementale du BTP, Cyril Sauvat : "On fait les chiffrages qui sont acceptés et après on démarre le chantier, parfois six mois, un an après. Donc évidemment, il y a un an, qui savait que l'Iran allait être attaqué et qu'on allait avoir le carburant qui explosait ? Malheureusement, on n'avait pas mis ça dans nos prix."

En conséquence, l'inquiétude est maximale dans le secteur. "On a certains collègues qui d'ores et déjà savent qu'ils vont sortir des chantiers à perte. Si les mesures urgentes publiques ne sont pas prises, on est dans l'inquiétude. Ça peut être du chômage technique, voire carrément des annulations de commandes", témoigne Sauveur Cavataio. 

Les professionnels du BTP attendent à minima un geste de l'État sur la taxation des carburants et la possibilité d'inclure des clauses de force majeure dans les contrats qu'ils négocient.