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«On peut imaginer un prix de 2,50 euros le litre» : pourquoi le prix du carburant pourrait continuer d'augmenter ?

[Jean-Marc Barrère / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Ce lundi, le gazole a dépassé la barre des 2 euros le litre. Un prix qui pourrait continuer d'augmenter, car les gardiens de la Révolution bloquent toujours le détroit d'Ormuz. Malgré la pression, le gouvernement n'a toujours pas annoncé d'aide pour les automobilistes.

Les gardiens de la Révolution continuent leur obstruction du détroit d'Ormuz. En France, le gazole a dépassé lundi la barre symbolique des 2 euros le litre. Un coup dur pour de nombreux automobilistes, d'autant que le gouvernement français n'envisage pas pour l'instant de soutenir les consommateurs, en baissant temporairement les taxes sur le carburant.

Un record depuis le début de la guerre en Ukraine

La pression des oppositions, dont le Rassemblement national, ou de l'association 40 millions d'automobilistes, qui réclament la baisse de la TVA et de la TICPE (la taxe sur les produits énergétiques, ndlr), ne suffit pour l'instant pas à faire plier le gouvernement

À elle deux, ces taxes pèsent plus de la moitié du prix d'un plein de carburant et contribuent à renflouer les caisses de l'État. En 2024, la TICPE a rapporté 16 milliards d'euros aux comptes publics. Si le gouvernement et les distributeurs n'agissent pas pour contenir la flambée des prix, difficile d'envisager un reflux à court terme.

"Il y a très peu de signes qui permettent de dire que les prix vont commencer à rebaisser. Plus le temps passe, moins on envisage une solution rapide, plus le doute va s’installer et plus on va continuer de tirer les prix vers le haut", explique Vincent Brard, directeur France et Belgique chez Trade Republic.

Avant de conclure : "Si on se retrouve avec un baril de pétrole aux alentours de 150 voire 170 dollars, on peut envisager un prix à la pompe aux alentours des 2,50 euros."

Pour le gazole qui a atteint la barre des 2 euros le litre en moyenne sur le territoire national, le record date du début de la guerre en Ukraine. Au printemps 2022, le litre s'était envolé à 2,15 euros.