L’index de l’égalité femmes‑hommes dans les entreprises françaises reste stable en 2026, avec une note moyenne de 88,5 sur 100, selon le ministère du Travail. Si le niveau demeure élevé, les autorités soulignent une marge de progression importante concernant la place des femmes parmi les cadres et instances dirigeantes.
L'index de l'égalité femmes-hommes au sein des entreprises en France est stable en 2026 par rapport à 2025, mais la marge de progression reste importante pour la représentation des femmes parmi les cadres dirigeants, selon les données dévoilées lundi par le ministère du Travail.
88,5 sur 100 en moyenne
Chaque année, les entreprises de plus de 50 salariés doivent calculer et publier leur index égalité femmes-hommes, au 1er mars. Comme l'année dernière, la note moyenne déclarée par les entreprises en 2026 s'établit à 88,5 sur 100. Elle était de 84 en 2020.
Le ministère du Travail souligne une stabilisation "à un haut niveau", avec une note égale ou supérieure à 75/100 pour 93% des entreprises, une "proportion similaire aux années précédentes".
Cet index se mesure sur 100 points en se fondant sur cinq critères: l'écart de rémunération femmes-hommes (40 points), l'écart dans les augmentations annuelles (20 points), l'écart dans les promotions (15 points), les augmentations au retour de congé maternité (15 points) et la part de femmes dans les dix plus gros salaires (10 points).
Un dispositif bientôt remplacé
Mis en place en 2019, l'index doit bientôt être remplacé par un nouveau dispositif, dans le cadre de la transposition par la France de la directive européenne sur la transparence salariale.
Seules 2% des entreprises déclarent la note maximale de 100, ce qui signifie que 98% d'entre elles peuvent encore faire progresser l'égalité femmes-hommes. A 83,5% au 1er mars 2026, le taux d'entreprises concernées ayant déclaré leur index est en hausse continue ces dernières années. Il était de 80% en 2025 et 54% en 2020.