La France adopte une position d'équilibre dans la guerre entre Israël, les États-Unis et l'Iran. Paris ouvre la base d'Istres pour un soutien américain défensif et renforce sa présence militaire dans la région. En parallèle, la diplomatie française tente de relancer le dialogue avec Téhéran, malgré peu d'espoir de négociation.
Au sixième jour de guerre entre Israël, les Etats-Unis et l'Iran, la position de la France dans ce conflit interroge de plus en plus. Emmanuel Macron semble ne pas avoir tranché pour le moment et reste sur son fameux "en même temps" .
L'état-major français a annoncé ouvrir temporairement sa base militaire d'Istres aux avions américains de soutien. "Compte tenu du contexte, la France a exigé que les moyens concernés ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les Etats-Unis en Iran, mais strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région", a précisé le porte-parole du chef d'Etat-major des armées.
Emmanuel Macron tient à la "posture défensive" du pays
En même temps, Emmanuel Macron se dit solidaire de l'Espagne qui refuse d'accueillir des avions américains. Un jeu d'équilibriste défendu par la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon : "La France travaille à soutenir ses partenaires régionaux dans une posture défensive pour les accompagner à garantir leur sécurité et contenir ce conflit pour éviter autant que possible l'escalade régionale et l'embrasement".
Dans la résolution de ce conflit, la France est encore une fois sur une ligne de crête. D'un côté, Emmanuel Macron renforce la présence militaire française dans la région. Une frégate est arrivée à Chypre, le porte-avions Charles-de-Gaulle est en route pour la Méditerranée, la mer Rouge est sécurisée et une coalition tente de reprendre le détroit d'Ormuz à Téhéran.
De l'autre côté, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot renoue avec son homologue iranien dans l'espoir de trouver un accord qui mette fin à ce conflit. Mais en réalité, cette initiative a très peu de chances d'aboutir car les Etats-Unis et l'Iran refusent toute négociation.