Plusieurs séries d'explosions ont été entendues en deux phases, peu après 21h00, à Tel-Aviv. Les sirènes d'alerte ont été activées pour appeler la population à gagner les abris après la détection par l'armée de nouveaux tirs de missiles iraniens.
A Téhéran, plusieurs médias iraniens, dont la radio-télévision d'Etat, ont annoncé le début d'"une nouvelle salve de tirs de missiles" vers Israël.
Un total de 750 Français ont été évacués du Moyen-Orient, avec l'aide du ministère des Affaires étrangères, depuis le début de la guerre dans la région.
"Les équipes (...) ont facilité le retour en France de 750 personnes", a déclaré le ministre Jean-Noël Barrot, jeudi sur TF1, en ajoutant que "c'est environ 5.000 personnes qui souhaitent quitter la région, dont 80% aux Emirats Arabes Unis".
Un vol Air France affrété par le gouvernement français pour "aller chercher nos compatriotes aux Émirats arabes unis" a été contraint de faire demi-tour, suite à des tirs de missiles dans la zone, a déclaré sur X le ministre des Transports Philippe Tabarot.
🔴Malgré les moyens mis en œuvre, en lien avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, pour poursuivre le rapatriement des Français qui le souhaitent depuis le Moyen-Orient, le vol Air France affrété par le Gouvernement pour aller chercher nos compatriotes aux…
— Philippe Tabarot (@PhilippeTabarot) March 5, 2026
"Cette situation témoigne de l’instabilité dans la région et de la complexité des opérations de rapatriement. Nous sommes pleinement conscients des attentes légitimes de nos compatriotes sur place, mais leur retour ne peut se faire que dans des conditions de sécurité garanties", a-t-il précisé.
Wilfried Devillers, envoyé spécial d'Europe 1 en Israël, est à la frontière libanaise. Selon lui, "les combats se concentrent en ce moment autour du village de Bint Jbeil, une poche de résistance du Hezbollah". "L'objectif global de l'armée israélienne dans cette zone, c'est de créer côté libanais une 'zone tampon', un couloir entre les deux pays, une sorte de no man's land au-delà du fleuve Litani", explique-t-il.
Des milliers de Libanais ont dû évacuer le sud du pays. 140 communes au total sont concernées. C'est dans ce contexte que Tsahal appelle les habitants de la banlieue sud de Beyrouth à évacuer, alors que des frappes semblent imminentes.
"Je demande au Premier ministre israélien de ne pas étendre la guerre au Liban". Emmanuel Macron s'est exprimé sur la situation au Liban. Le président de la République a évoqué la nouvelle escalade militaire entre Israël et le Hezbollah.
Pour le Liban, nous devons agir.
Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre.
Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. Comme tous au Moyen-Orient.
C’est pour enrayer la guerre…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) March 5, 2026
"Pour le Liban, nous devons agir. Tout doit être fait pour empêcher que ce pays proche de la France soit à nouveau entraîné dans la guerre. Les Libanais ont droit à la paix et à la sécurité. Comme tous au Moyen-Orient", a souligné Emmanuel Macron
"C’est pour enrayer la guerre et prévenir le pire que, dans la suite de mes échanges avec le Président Trump et le Premier ministre Netanyahou, je suis entretenu ce jour avec les autorités libanaises au plus haut niveau afin d’établir un plan en vue de mettre un terme aux opérations militaires que le Hezbollah et Israël mènent actuellement de part et d’autre de la frontière", a précisé le chef de l'Etat.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a assuré que l'Iran n'avait "pas l'intention" de fermer le détroit d'Ormuz, mais n'a pas écarté une telle option si Israël et les Etats-Unis poursuivent leur guerre.
"Nous n'avons aucune intention de fermer le détroit pour le moment", a déclaré Abbas Araghchi. "Nous ne l'avons pas fermé. Ce sont les navires et pétroliers qui ne tentent pas de le traverser, car ils craignent d'être touchés par l'un ou l'autre camp", a-t-il assuré.
Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a affirmé que l'Iran ne cherchait ni "cessez-le-feu" ni "négociations" avec les Etats-Unis.
"Nous avons déjà négocié avec eux à deux reprises, et à chaque fois ils nous ont attaqués en plein milieu des négociations", a affirmé Abbas Araghchi, en référence à la précédente guerre en juin 2025, qui avait duré 12 jours.
"Nous ne demandons pas de cessez-le-feu. Nous ne voyons aucune raison de négocier avec les Etats-Unis", a-t-il ajouté lors d'un entretien diffusé sur la chaîne américaine NBC News.
Donald Trump a assuré qu'il "devait être impliqué" dans le choix du successeur du guide suprême iranien Ali Khamenei et fait savoir qu'il n'accepterait pas que son fils Mojtaba Khamenei prenne la relève, dans un entretien avec le site Axios.
"Le fils de Khamenei est un poids plume. Je dois être impliqué dans le choix, comme avec Delcy" Rodriguez, la dirigeante actuelle du Venezuela, a déclaré le président américain, en précisant : "Le fils de Khamenei n'est pas acceptable pour moi. Nous voulons quelqu'un qui apporte la paix et l'harmonie à l'Iran."
Les marchés boursiers européens ont terminé en net recul jeudi, au sixième jour de guerre au Moyen-Orient, qui provoque une flambée des prix du pétrole.
Paris a perdu 1,49%, Londres 1,45% et Francfort 1,61%. Milan a perdu 1,61%.
Joseph Aoun, président libanais, a demandé à Emmanuel Macron d'intervenir auprès d'Israël pour empêcher le bombardement du sud de Beyrouth, après un ordre d'évacuation appelant les populations à quitter la zone.
الرئيس جوزاف عون طلب من الرئيس الفرنسي إيمانويل ماكرون التدخل لعدم استهداف الضاحية الجنوبية بعد تهديدات الجيش الإسرائيلي لسكانها، كما طلب منه العمل على وقف اطلاق النار بأقصى سرعة ممكنة.
— Lebanese Presidency (@LBpresidency) March 5, 2026
Lors d'un entretien téléphonique, il a demandé à Emmanuel Macron "d'intervenir auprès d'Israël afin d'empêcher que la banlieue sud de Beyrouth ne soit ciblée" et d'apporter son aide "pour parvenir à un cessez-le-feu dans les plus brefs délais", selon un communiqué de la présidence libanaise.
En guerre contre le Hezbollah au Liban, l'armée israélienne a appelé jeudi les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth à évacuer "immédiatement" pour leur survie.
La présidence du Sri Lanka a assuré avoir évacué l'équipage du second navire de guerre iranien au large de ses côtes. Cette annonce survient après le sabordage d'un navire iranien par un sous-marin américain dans l'océan Indien. Cette attaque a fait au moins 87 morts dans les rangs iraniens.
Le Sri Lanka a évacué 208 membres d'équipage du second navire de guerre iranien s'étant approché de ses eaux territoriales, a annoncé le président Anura Kumara Dissanayake.
La marine srilankaise prendra aussi en charge le navire iranien, qu'elle acheminera jusqu'au port de Trincomalee (nord-est du pays) de crainte qu'il ne soit visé par une attaque, a-t-il précisé.
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a exprimé sa reconnaissance envers l'Arabie saoudite pour sa promesse de ne pas autoriser l'utilisation de son espace aérien ni de son territoire pendant la guerre contre les Etats-Unis et Israël.
"Nous apprécions ce que nous avons entendu à plusieurs reprises de la part de l'Arabie saoudite: qu'elle n'autorise pas l'utilisation de son espace aérien, de ses eaux ou de son territoire contre la République islamique d'Iran", a-t-il déclaré à l'AFP.
Avant le déclenchement de la guerre, Ryad avait apporté son soutien aux efforts diplomatiques visant à apaiser les tensions entre Téhéran et Washington et avait promis que son espace aérien ne serait pas autorisé à être utilisé pour des attaques contre l'Iran.
L'ambassadeur d'Iran en Arabie saoudite, Alireza Enayati, a catégoriquement démenti que son pays ait frappé l'ambassade des Etats-Unis dans le royaume cette semaine, comme l'en avait accusé Ryad.
"Aucun drone n'a été lancé depuis l'Iran vers l'ambassade des Etats-Unis à Ryad", a déclaré l'ambassadeur à l'AFP. "Si le commandement des opérations à Téhéran attaque quelque part, il en assume la responsabilité", a-t-il aussi assuré.
La France juge "injustifiable" l'attaque de "drones iraniens" sur un aéroport et près d'une école en Azerbaïdjan, apportant à ce pays "sa pleine solidarité", a annoncé le ministère des Affaires étrangères.
Cette attaque "constitue une violation flagrante de la souveraineté de l’Azerbaïdjan et du droit international", ajoute la diplomatie française à propos de cette frappe attribuée par Bakou à l'Iran, qui en accuse pour sa part Israël.
Le ministère de l'Intérieur de Bahreïn a indiqué qu'un site situé dans une zone industrielle abritant une raffinerie de pétrole dans le sud du pays a été "pris pour cible", entraînant un incendie désormais maîtrisé.
"Une installation dans la région de Maameer a été prise pour cible", a indiqué le ministère dans un communiqué publié sur X. "L'incendie qui s'est déclaré (...) a été maîtrisé" et "des dégâts matériels limités ont été signalés, sans perte de vie humaine", a ensuite précisé le ministère.
‼️[ 🇮🇷 IRAN | 🇧🇭 BAHREÏN ]
🔸 Des installations pétrolières situées sur la base navale de Bahreïn ainsi que celles de la Bahrain Petroleum Company (BAPCO) ont été touchées par des frappes iraniennes. https://t.co/RMWz8dMSF3pic.twitter.com/wsb2wfTX7g— Little Think Tank (@L_ThinkTank) March 5, 2026
Des habitants de la capitale émiratie Abu Dhabi ont indiqué avoir entendu une série d'explosions violentes, les autorités précisant que la défense aérienne répondait à une "menace de missile" au sixième jour de la riposte de l'Iran sur le Golfe.
"Les systèmes de défense aérienne répondent actuellement à une menace de missile", a indiqué l'Autorité nationale de gestion des crises et des catastrophes dans un communiqué publié sur X.
Air defense systems are currently responding to a missile threat. Please remain in a safe location and follow official channels for warnings and updates.
— NCEMA UAE (@NCEMAUAE) March 5, 2026
Des habitants d'Abu Dhabi ont témoigné d'un "barrage intense" et de violentes explosions.
Le détroit d'Ormuz, le Golfe et le Golfe d'Oman ont été classés "zone d'opérations de guerre" par le secteur maritime après une réunion entre syndicats et employeurs mondiaux, accordant aux marins des droits renforcés, dont celui de demander une rapatriement aux frais de l'armateur.
Cette désignation répond à "l'ampleur des perturbations et des risques auxquels sont confrontés les équipages civils dans la région", ont expliqué les deux parties dans un communiqué commun, évoquant "des centaines" de navires bloqués dans le Golfe.
Une centaine d'avions commerciaux ont décollé des Emirats arabes unis ce jeudi, une journée marquée par une baisse des annulations de vols dans la région, selon des données d'une société spécialisée.
Cirium, spécialiste des données du secteur aérien, a décompté 87 vols ayant décollé de l'aéroport international de Dubaï (DXB) et 15 de celui d'Abou Dhabi, tandis que 60 ont pu quitter Mascate, dans le pays voisin d'Oman. En revanche, les aéroports de Doha (Qatar), Manama (Bahreïn) et Koweït n'ont vu aucun mouvement.
A l'échelle de la région, Cirium a recensé un taux d'annulation des vols de 43,4% jeudi, après 61% mercredi et plus de 65% entre dimanche et mardi.
Le chef de la diplomatie iranienne a accusé Israël d'être derrière les tirs de drones, imputés à l'Iran, sur l'Azerbaïdjan voisin pour, selon lui, chercher à "nuire aux bonnes relations" de l'Iran avec ce pays.
Lors d'un appel avec son homologue azerbaïdjanais Djeyhoun Baïramov, Abbas Araghchi a "nié que l'Iran ait tiré des projectiles" sur l'Azerbaïdjan et a "dénoncé le rôle du régime israélien dans ces attaques, visant à détourner l'attention de l'opinion publique et à nuire aux bonnes relations de l'Iran avec ses voisins", indique un compte-rendu publié par la diplomatie iranienne.
Des drones ont touché plus tôt jeudi l'enclave de Nakhitchevan, frontalière de l'Iran et située à l'ouest de l'Azerbaïdjan, dont le président Ilham Aliev a dénoncé une attaque "terroriste" de drones iraniens.
Le Royaume-Uni a déployé quatre avions de combat Typhoon au Qatar afin de renforcer ses "opérations défensives" au Moyen-Orient, selon une annonce du Premier ministre britannique Keir Starmer.
"Nous envoyons quatre avions Typhoon supplémentaires rejoindre notre escadron au Qatar afin de renforcer nos opérations défensives dans ce pays et dans toute la région", a déclaré Keir Starmer lors d'une conférence de presse, sans préciser le nombre de Typhoon britanniques déjà présents au Moyen-Orient.
L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a annoncé la suspension des opérations de son centre logistique à Dubaï en raison de la guerre au Moyen-Orient, d'où sont habituellement expédiés des kits d'urgence et des traitements.
L'impact de la guerre "dépasse le cadre des pays directement touchés" car "les opérations du centre logistique de l'OMS pour les urgences sanitaires mondiales à Dubaï sont actuellement suspendues en raison de l'insécurité", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, lors d'une conférence de presse à Genève.
Quelque "20.000 marins et 15.000 passagers" sont bloqués dans le Golfe Persique en raison de la guerre au Moyen-Orient et de la paralysie du détroit d'Ormuz, a déclaré à l'AFP le secrétaire général de l'Organisation maritime internationale (OMI), Arsenio Dominguez.
Cette agence de l'ONU, chargée de la sécurité maritime, est "prête à collaborer avec toutes les parties prenantes afin de contribuer à garantir la sécurité et le bien-être des marins", a-t-il ajouté.
Les ministres des Affaires étrangères du Conseil de coopération du Golfe et de l'Union européenne ont tenu une réunion extraordinaire le 5 mars 2026 pour discuter "de l'escalade au Moyen-Orient et des attaques inexcusables de l'Iran contre les pays du Conseil de coopération du Golfe".
Today, the EU reaffirmed its solidarity with the GCC countries during a joint ministerial meeting & strongly condemned the unjustifiable Iranian attacks against them.
For the EU, the security & stability of the Gulf region are intrinsically linked to European and global security. https://t.co/ROhOgysJWq— EU in the UAE (@EUintheUAE) March 5, 2026
A l'issue de cette réunion, l'Union européenne et les pays du Golfe exigent que l'Iran cesse ses attaques menaçant la "sécurité mondiale".
Selon l'AFP, l'armée iranienne a annoncé une attaque de drone contre des cibles américaines à Erbil, en Irak.
"Le siège des forces de l'agresseur américain à Erbil", dans le nord de l'Irak, "a été visé par une attaque de drones des forces terrestres", a indiqué l'armée, dans un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.
Aucune confirmation américaine ou irakienne n'a été recensée suite à cette déclaration.
Des diplomates occidentaux à Ryad, en Arabie saoudite, ont été appelés jeudi à se mettre à l'abri, ont indiqué des diplomates à l'AFP.
Ces diplomates ont indiqué, sous couvert d'anonymat, avoir reçu des messages de leur ambassade leur demandant de se mettre à l'abri, tandis qu'un témoin a dit à l'AFP que le quartier diplomatique de la capitale saoudienne avait été bouclé par les forces de l'ordre.
Le gouvernement libanais a décidé jeudi d'interdire toute activité militaire éventuelle des Gardiens de la Révolution iraniens et d'imposer des visas à l'entrée des Iraniens dans le pays, dans une nouvelle mesure visant à resserrer l'étau autour du Hezbollah pro-iranien.
Le Conseil des ministres a décidé, en cas de présence avérée "de membres des Gardiens de la Révolution iranienne au Liban", "d'interdire toute activité (...) et les arrêter (...) en vue de leur extradition", a annoncé le ministre de l'Information Paul Morcos. Il a ajouté que les Iraniens devraient désormais obtenir un visa pour entrer au Liban, alors que les deux pays en exemptaient leurs citoyens jusqu'à présent sur un principe de réciprocité.
L'armée israélienne a appelé jeudi les habitants de toute la banlieue sud de Beyrouth, un des bastions du Hezbollah pro-iranien où vivent des centaines de milliers de personnes, à évacuer "immédiatement".
"Message urgent aux habitants" de la banlieue sud: "sauvez vos vies et évacuez immédiatement vos domiciles", a déclaré sur X un porte-parole arabophone de l'armée israélienne, le colonel Avichay Adraee, en donnant à la population des itinéraires pour se déplacer vers le nord et l'est.
#عاجل ‼️انذار عاجل لسكان الضاحية الجنوبية في بيروت - انقذوا حياتكم وقوموا باخلاء بيوتكم فورًا
🔸سكان أحياء برج البراجنة والحدث - يرجى التوجه شرقاً باتجاه جبل لبنان على محور بيروت-دمشق.
🔸سكان أحياء حارة حريك والشياح - يجب الانتقال شمالًا باتجاه طرابلس بمحور بيروت-طرابلس وشرقًا… pic.twitter.com/4vqgONrxil— افيخاي ادرعي (@AvichayAdraee) March 5, 2026
"Les déplacements vers le sud sont interdits. Tout déplacement vers le sud risque de mettre votre vie en danger", a-t-il ajouté.
Quatre personnes ont été blessées par deux drones iraniens ayant touché jeudi l'exclave de Nakhitchevan en Azerbaïdjan, a indiqué Bakou qui a convoqué l'ambassadeur d'Iran et affirmé que cette attaque ne resterait pas "sans réponse".
L'Iran a dans la foulée "démenti" avoir lancé cette attaque et rejeté la faute sur Israël, pays allié de l'Azerbaïdjan.
BREAKING:
Iranian suicide drones keep striking Nakhchivan Airport in Azerbaijan.
Iran is now attacking almost every country they can. The neighboring countries won’t put up with this craziness for too long. pic.twitter.com/RhUkOAQtee— Visegrád 24 (@visegrad24) March 5, 2026
Une vidéo publiée par l'agence azerbaïdjanaise APA, non vérifiée par l'AFP, montre un drone s'écraser près du bâtiment d'entrée de l'aéroport, provoquant une explosion.
La France n'accueillera pas d'aéronefs américains sur ses bases au Moyen-Orient, a déclaré le porte-parole du chef d'Etat-major des armées.
Des avions américains de soutien aux opérations (et pas des avions de combat) ont été acceptés sur la base aérienne d'Istres, en France", a souligné le porte-parole du chef d'Etat-major des armées, précisant qu'il s'agit d'une "procédure de routine dans le cadre de l'Otan".
"Compte tenu du contexte, la France a exigé que les moyens concernés ne participent en aucune mesure aux opérations menées par les Etats-Unis en Iran, mais strictement pour l’appui à la défense de nos partenaires dans la région", a-t-il conclut.
Six personnes ont été blessées par la chute de débris d'un drone dans une zone industrielle d'Abou Dhabi, capitale des Emirats arabes unis.
Les pays du Golfe font face depuis samedi à des attaques menées par leur voisin iranien en représailles à l'offensive israélo-américaine.
Jeudi matin, le président Emmanuel Macron a appelé la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, et le Premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, pour coordonner l'envoi de moyens militaires à Chypre et en Méditerranée orientale, selon l'entourage du chef de l'État.
La France, l'Italie et la Grèce vont également travailler ensemble garantir la liberté de navigation en mer Rouge, ajoute-t-on de même source.
Le ministre italien de la Défense a annoncé jeudi que l'Italie va envoyer dans les prochains jours, avec d'autres pays européens, des moyens navals pour défendre Chypre après une attaque de drones iraniens contre une base britannique situe sur l'île.
"C'est la raison pour laquelle, avec l'Espagne, la France et les Pays-Bas, nous enverrons dans les prochains jours des moyens navals pour protéger Chypre", a déclaré le ministre devant les députés italiens.
La présence d'aéronefs américains a été autorisée "de manière temporaire" sur des bases françaises au Moyen-Orient, théâtre de la guerre déclenchée par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran, a déclaré à l'AFP l'état-major français.
"Dans le cadre de nos relations avec les Etats-Unis, la présence de leurs aéronefs a été autorisée de manière temporaire sur nos bases" dans la région, a déclaré une porte-parole de l'état-major, confirmant une information de la chaîne LCI. "Ces aéronefs contribuent à la protection de nos partenaires dans le Golfe".
Le Qatar est "ciblé par une attaque de missiles" et ses systèmes de défense "s'emploient à les intercepter", a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué.
Des journalistes de l'AFP dans la capitale qatarie Doha ont entendu une série de fortes explosions et vu une colonne de fumée noire à l'horizon. Le Qatar et d'autres pays du Golfe subissent une campagne de représailles de Téhéran depuis l'attaque israélo-américaine lancée en Iran samedi.
Le Kremlin a indiqué que l'Iran, proche allié de Moscou frappé par des bombardements israélo-américains massifs, n'avait pas demandé à la Russie d'aide militaire.
"Il n'y a eu aucune demande de la part de l'Iran", a indiqué le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien, en réponse à une question pour savoir si la Russie avait l'intention de livrer des armes à Téhéran.
Le ministère de la Défense de l'Azerbaïdjan a affirmé que la frappe de drones iraniens sur la région de Nakhitchevan qui a fait deux blessés "ne resterait pas sans réponse".
Bakou "prépare les représailles nécessaires pour protéger l'intégrité territoriale et la souveraineté de notre pays, afin d'assurer la sécurité des civils et des infrastructures civiles", a indiqué le ministère dans un communiqué, ajoutant que "ces actes belliqueux ne resteront pas sans réponse".
Une nouvelle série d'explosions a été entendue au-dessus de la capitale qatarie, Doha, jeudi, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Doha est la cible de vagues de drones et de missiles iraniens depuis que l'Iran a lancé une vaste campagne de représailles à travers le Golfe, à la suite des attaques américaines et israéliennes contre l'Iran.
L'armée israélienne a affirmé que ses frappes en Iran continuaient d'"ébranler" le "régime" de la République islamique.
"Nous continuons à approfondir les coups portés au régime", a déclaré à la presse le porte-parole de l'armée, le général de brigade Effie Defrin. "Il a été ébranlé dès la première frappe, samedi matin, lorsque le leadership a été neutralisé. Et chaque jour, nous continuons à l'ébranler davantage, à approfondir les dommages qui lui sont infligés jusqu'à ce que la menace existentielle soit supprimée", a-t-il assuré.
Deux personnes ont été blessées par des drones iraniens ayant touché la région de Nakhitchevan, en Azerbaïdjan, a indiqué jeudi Bakou, qui a annoncé avoir convoqué l'ambassadeur d'Iran.
"Un drone a frappé le terminal de l'aéroport de la République autonome de Nakhitchevan, alors qu'un autre drone est tombé près du bâtiment d'une école dans le village de Chakarabad", a indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
"Nous condamnons fermement ces attaques de drones lancées depuis la République islamique d'Iran", a-t-il ajouté.
L'armée israélienne a annoncé avoir identifié une nouvelle salve de missiles tirés depuis l'Iran.
"Il y a peu de temps, des missiles ont été tirés depuis l'Iran en direction du territoire de l'Etat d'Israël. Les systèmes de défense sont en cours d'activation pour intercepter cette menace", a déclaré l'armée dans un communiqué.
L'internet en Iran est "autour de 1% de son niveau habituel", alors qu'une coupure des communications provoquée par la guerre avec Israël et les Etats-Unis entre dans son sixième jour, a indiqué jeudi l'ONG de surveillance de la cybersécurité NetBlocks.
"La coupure d'internet en Iran dépasse désormais les 120 heures, la connectivité restant toujours autour de 1% de son niveau habituel", a indiqué NetBlocks sur X.
"Parallèlement, un environnement de plus en plus orwellien émerge, les opérateurs télécoms menaçant d'actions en justice les utilisateurs qui tentent de se connecter à l'internet mondial", a-t-elle ajouté.
Un deuxième navire de guerre iranien fait route vers le Sri Lanka dans l'océan Indien, au lendemain torpillage d'une frégate iranienne par un sous-marin américain, a déclaré un ministre sri-lankais devant le Parlement de l'île.
Le ministre sri-lankais des Médias, Nalinda Jayatissa, a indiqué que ce bâtiment iranien se situait juste en dehors des eaux territoriales, sans donner plus de détails.
Plus d'une centaine de membres d'équipage se trouveraient à bord, selon des sources officielles qui ont dit craindre qu'il ne soit pris pour cible, comme la frégate iranienne qui a coulé mercredi au large de la côte sud de ce pays d'Asie du Sud, tuant au moins 87 marins et faisant des dizaines de disparus.
L'Italie compte envoyer une aide en matière de défense anti-aérienne aux pays du Golfe touchés par des frappes iraniennes, a annoncé la cheffe du gouvernement Giorgia Meloni.
"L'Italie, comme le Royaume-Uni, la France et l'Allemagne, a l'intention d'envoyer une aide aux pays du Golfe. Nous parlons clairement de défense, de défense anti-aérienne, pas seulement parce que ce sont des pays amis mais aussi parce que des dizaines de milliers d'Italiens sont dans la zone ainsi que 2.000 militaires environ que nous devons protéger", a-t-elle déclaré sur la radio RTL 102.5. Le Golfe est aussi une région "vitale" sur un plan économique, a-t-elle dit.
Les Gardiens de la Révolution ont affirmé qu'un missile iranien avait touché un pétrolier américain dans le Golfe, au sixième jour de la guerre régionale avec l'Iran, qui riposte en ciblant le Moyen-Orient.
Le navire en question "a été touché par un missile dans le nord du Golfe persique" et "est actuellement en feu", ont indiqué les Gardiens dans un communiqué lu à la télévision d'Etat, qui ne donne pas plus de précisions.
Cet incident, non confirmé à ce stade de source indépendante, intervient alors que les Gardiens disent avoir le "contrôle total" du détroit d'Ormuz, point de passage clé pour le commerce mondial de pétrole.
Des explosions ont retenti jeudi au-dessus de la capitale qatarie Doha et de la capitale de Bahreïn Manama, ont rapporté des journalistes de l'AFP.
Les pays du Golfe sont visés depuis samedi par des attaques de drones et de missiles iraniens, en représailles aux frappes lancées par les Etats-Unis et Israël contre l'Iran
L'Australie a déployé deux avions militaires au Moyen-Orient dans le cadre d'un plan pour évacuer ses ressortissants au Moyen-Orient face à la guerre déclenchée par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, ont indiqué jeudi deux responsables à l'AFP.
"Nous avons déployé des ressources militaires dans le cadre de nos plans d'urgence déclenchés au début de la semaine", avait auparavant déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese au Parlement, alors que quelque 115.000 ressortissants australiens se trouvent dans la région.
Il n'avait pas précisé quels étaient les moyens en question, le média australien SBS News affirmant qu'il s'agissait d'avions.
Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, a déclaré que son homologue américain, Pete Hegseth, l'avait assuré du soutien ferme de Washington à leur campagne militaire conjointe contre l'Iran et l'avait exhorté à poursuivre l'opération "jusqu'au bout".
"Le secrétaire à la Défense a affirmé : 'Continuez jusqu'au bout, nous sommes à vos côtés'", a rapporté Israël Katz, faisant référence à une conversation téléphonique tenue avec Pete Hegseth dans la nuit de mercredi à jeudi, selon un communiqué publié jeudi par son cabinet.
Dans le même temps, Israël a renouvelé son ordre d'évacuation dans le sud du Liban, alors que de nouvelles frapes ont tués six personnes dans la zone.
Deux premiers vols transportant des Israéliens de retour dans leur pays ont atterri sur l'aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv, qui était fermé depuis le début le 28 février de l'offensive menée par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, a annoncé le ministère des Transports.
Un premier vol opéré par la compagnie nationale israélienne El Al est arrivé d'Athènes et un second de la compagnie Israir est arrivé de Rome, a précisé le ministère. Ils transportaient chacun 170 passagers.
Israël avait annoncé la réouverture progressive à partir de jeudi de son espace aérien afin de permettre le retour de ses ressortissants via l'aéroport Ben Gourion, le principal aéroport international du pays. "Nous faisons tout notre possible pour ramener tous les Israéliens chez eux en toute sécurité", a déclaré la ministre des Transports, Miri Regev, citée dans le communiqué.
Le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau a estimé que la guerre au Moyen-Orient ne mettait pas en péril la stabilité financière.
"La stabilité financière, elle n'est pas en risque, je peux le dire très clairement, ça fait partie des choses qu'on sait", a affirmé le gouverneur sur France-Inter.
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, s'est entretenu au téléphone avec son homologue iranien Abbas Araghchi, au sixième jour du conflit qui enflamme le Moyen-orient, a annoncé jeudi le ministère.
"Le ministre a condamné les frappes iraniennes, rappelé l'attachement de la France à la stabilité du Moyen-Orient, à la désescalade et à la reprise d'un dialogue diplomatique exigeant, dans le respect du droit international dans lequel doit s'inscrire l'usage de la force", a indiqué le Quai d'Orsay.
Jean-Noël Barrot a également fait part de la "préoccupation constante de la France" sur le sort des "ressortissants détenus en Iran" et appelé à leur "libération immédiate et inconditionnelle".
Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé les Etats-Unis d'avoir commis une atrocité en coulant la veille une frégate de la marine iranienne au large du Sri Lanka et averti qu'ils "regretteront amèrement le précédent créé".
"Les Etats-Unis ont perpétré une atrocité en mer, à 2.000 miles des côtes iraniennes. La frégate Dena, invitée de la marine indienne et transportant près de 130 marins, a été frappée sans avertissement dans les eaux internationales", a-t-il écrit sur X.
"Retenez bien mes mots : les Etats-Unis regretteront amèrement le précédent qu'ils ont créé", a-t-il ajouté.
Plusieurs explosions ont frappé Téhéran et sa périphérie ouest, ont rapporté les médias locaux, après l'annonce par Israël de nouvelles frappes.
L'agence Fars évoque une explosion dans l'ouest de Téhéran, les quotidiens Shargh et Iran rapportant de leur côté au moins une explosion à Karaj, une ville limitrophe à l'ouest de Téhéran.
L'armée israélienne a déclaré avoir lancé une vague d'attaques contre la capitale iranienne, Téhéran.
"L'armée israélienne vient de lancer une vague d'attaques à grande échelle contre les infrastructures du régime terroriste iranien à travers Téhéran", a-t-elle indiqué dans un communiqué.
L'Australie a déployé des "ressources militaires" au Moyen-Orient en réaction à la guerre provoquée par l'offensive américano-israélienne sur l'Iran, a annoncé le Premier ministre Anthony Albanese.
"Nous avons déployé des ressources militaires dans le cadre de nos plans d'urgence déclenchés au début de la semaine", a déclaré M. Albanese au Parlement, alors que quelque 115.000 ressortissants australiens se trouvent dans la région.
Il n'a pas précisé quels étaient les moyens en question, le média australien SBS News affirmant qu'il s'agissait d'avions.
L'agence de presse officielle libanaise Ani a rapporté qu'une frappe israélienne avait tué un chef du mouvement islamiste Hamas dans un camp de réfugiés palestiniens du nord du Liban.
Wassim Atallah al-Ali et sa femme ont été tués lorsqu'un "drone ennemi a visé leur habitation" au camp de Beddawi, près de Tripoli, pendant la nuit, a rapporté l'Ani, le décrivant comme un haut responsable du Hamas.
Il s'agit du premier dirigeant du groupe islamiste palestinien tué depuis le début de l'offensive américano-israélienne sur l'Iran.
L'Iran a affirmé avoir tiré des missiles visant les quartiers généraux de forces kurdes au Kurdistan en Irak, a rapporté un média officiel.
"Nous avons visé les quartiers généraux de groupes kurdes opposés à la révolution au Kurdistan irakien avec trois missiles", indique un communiqué militaire cité par Irna sur son canal Telegram.
Depuis le début de l'offensive américano-israélienne contre Téhéran, la région autonome du Kurdistan, qui accueille des troupes américaines, a été la cible d'attaques de drones, dont la plupart ont été interceptées par la défense aérienne.
Le Qatar a annoncé évacuer par "précaution" les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine, après des frappes iraniennes sur le pays du Golfe.
"Les autorités compétentes évacuent les résidents vivant à proximité de l'ambassade américaine à titre de mesure de précaution temporaire", a déclaré le ministère de l'Intérieur sur X, qui appelé par ailleurs dans la nuit la population de l'émirat à rester chez elle.
Des explosions ont été entendues par des journalistes de l'AFP à Jérusalem jeudi matin après une nouvelle série de tirs de missiles depuis l'Iran, les services de secours israéliens indiquant ne pas avoir recensé de victimes dans l'immédiat.
L'armée israélienne avait activé trois alertes aux missiles iraniens dans les deux heures précédentes.
Le Premier ministre canadien Mark Carney a déclaré qu'il ne pouvait exclure la participation militaire de son pays à la guerre qui s'intensifie au Moyen-Orient.
"On ne peut jamais exclure catégoriquement une participation", a-t-il déclaré aux côtés de son homologue australien Anthony Albanese, à Canberra. "Nous soutiendrons nos alliés", a-t-il ajouté.
L'armée israélienne a annoncé avoir placé en alerte jeudi matin le centre du pays et déclenché les défenses aériennes pour intercepter "des missiles lancés d'Iran vers le territoire israélien".
La télévision d'Etat iranienne a fait état de son côté d'une "nouvelle vague de missiles" vers Israël.
Israël a affirmé avoir réalisé des "avancées historiques" pour sa protection grâce à la guerre menée avec les Etats-Unis contre l'Iran.
"Israël et les Etats-Unis ont ensemble réalisé des avancées historiques pour protéger nos citoyens et le monde civilisé", a déclaré Shosh Bedrosian, la porte-parole du Premier ministre Benjamin Netanyahu, dans un message vidéo.
Elle a également affirmé que cette attaque était nécessaire car l'Iran était en train de reconstruire son programme nucléaire dans de "nouveaux bunkers souterrains" et qu'il y existait des signes selon lesquels l'Iran prévoyait "d'attaquer Israël et les forces américaines au Moyen-Orient".
L'Arabie saoudite a indiqué ce jeudi matin avoir abattu trois missiles de croisière près de la ville d'Al-Kharj (centre), au sixième jour de la guerre au Moyen-Orient.
"Trois missiles de croisière ont été interceptés et détruits hors de la ville d'al-Kharj", a déclaré le ministère de la Défense sur X.
Bienvenue dans ce direct consacré à la sixième journée de guerre au Moyen-Orient, après l'opération lancée par Israël et les États-Unis, ce samedi 28 février.
L'armée israélienne a émis dans la nuit de mercredi à jeudi de nouveaux ordres d'évacuation visant une banlieue de Beyrouth, avant de frapper des cibles qu'elle affirme être liées au Hezbollah.
Cet avertissement, diffusé sur les réseaux sociaux par le porte-parole arabophone de l'armée israélienne, intervient sur fond d'intensification mercredi des hostilités entre Israël et le Hezbollah, notamment avec des affrontements "directs" à Khiam, dans le sud du Liban, selon ce mouvement chiite pro-iranien.