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Matisse tué à Châteauroux en 2024 : le procès de la mère du meurtrier s'est ouvert

Hommage à Matisse à Châteauroux. [Guillaume SOUVANT / AFP]

Près de deux ans après la mort du jeune Matisse, tué de plusieurs coups de couteau, le procès de la mère de l'adolescent condamné à huit ans de prison pour ce meurtre s'est ouvert à huis clos vendredi à Châteauroux. Elle est jugée pour violences volontaires.

Le procès de la mère de l'adolescent condamné à huit ans de prison pour le meurtre de Matisse, tué à 15 ans de plusieurs coups de couteau en avril 2024, s'est ouvert à huis clos vendredi à Châteauroux, où elle est jugée pour violences volontaires.

Huit ans de prison ferme pour l'adolescent

Le fils de la mise en cause, également âgé de 15 ans au moment des faits, de nationalité afghane en situation régulière, a été reconnu coupable en mai dernier d'avoir porté les coups mortels à Matisse à la suite d'une bagarre causée par une battle de rap le 27 avril 2024. Il s'était alors rendu chez lui pour s'emparer d'un couteau puis était revenu, accompagné de sa mère, asséner plusieurs coups à l'adolescent, dont l'un avait atteint le cœur.

L'adolescent a été condamné à huit ans de prison ferme par le tribunal pour enfants de Châteauroux, le 28 mai 2025, à laquelle s'ajoute notamment une injonction de soins de quinze ans. Sa mère, âgée de 39 ans, est de son côté soupçonnée d'avoir également mis des gifles et porté des coups au jeune Matisse.

Elle est arrivée au palais de justice vers 8h45, seule et le visage caché par un foulard, une heure avant la mère du jeune Matisse, accompagnée de ses avocats, a constaté un journaliste de l'AFP. Le procès s'est ouvert à huis clos vers 10 heures, avec une haute présence policière. Plusieurs barrières barrent l'accès du palais de justice.

Émotion considérable à Châteauroux

Le procureur de la République de Châteauroux David Marcat avait précédemment justifié auprès de l'AFP la mise en place de ce dispositif très important, "compte tenu des risques de prise à partie, déjà constatés" à l'occasion du procès du meurtrier, à l'issue duquel des échauffourées avaient entraîné l'exfiltration de la mère. Elle comparaît vendredi pour "violences sur personne vulnérable sans ITT (incapacité totale de travail)".

Une qualification juridique qui "s'explique par le fait que des coups ont été portés sur le jeune homme alors qu'il était en train de décéder, d'où l'état de vulnérabilité, mais sans ITT, car ce ne sont pas ces coups qui ont entraîné sa mort", avait précisé le procureur de la République de Châteauroux, David Marcat. Elle risque trois ans de prison. Prévue initialement fin septembre, l'audience avait été renvoyée à la demande de la défense.

Le meurtre de Matisse avait causé une émotion considérable dans sa ville natale et au-delà. Quelque 8.000 personnes avaient défilé dans les rues de Châteauroux dans les jours suivant sa mort et 2.000 environ avaient assisté à la cérémonie tenue en sa mémoire.