Pour Sébastien Lignier, la venue de Jean-Luc Mélenchon ce jeudi soir à Lyon est une provocation. Dans "Christophe Bordet et vous", le chef du service politique de "Valeurs Actuelles" explique également que cette stratégie du chef de file des Insoumis est une façon de préparer la campagne de 2027.
Une venue très commentée. Ce jeudi, Jean-Luc Mélenchon est en déplacement à Lyon afin de soutenir la candidate LFI, Anaïs Belouassa-Chérifi, créditée de 9% d'intentions de vote dans un récent sondage. Un déplacement qui intervient deux semaines après le lynchage de Quentin Deranque par des militants d'ultragauche, dont Jacques-Elie Favrot, fiché S et désormais ex-assistant parlementaire de Raphaël Arnault.
Alors la venue du chef de file des Insoumis est-elle une provocation ? "Depuis la mort de Quentin maintenant tout chez Jean-Luc Mélenchon n'est que provocation, tout n'est qu'outrance, tout n'est que insulte", répond dans Christophe Bordet et vous, Sébastien Lignier, chef du service politique de Valeurs Actuelles.
"C'est stratégique, ce n'est pas simplement Jean-Luc Mélenchon qui fait du Mélenchon, tout ça est une pensée politique propre. Il a décidé de jouer la carte de la provocation. Quand, après la mort de Quentin, le dimanche, il fait cette conférence de presse hallucinante, où il nous explique, entre les lignes, que Quentin l'avait bien cherché et que finalement c'est la France insoumise qui est attaquée, il annonce la couleur. [...] Tout cela est stratégique", insiste-t-il.
Les prémices de la campagne de 2027 ?
Et selon Sébastien Lignier, cette stratégie ne va pas s'arrêter au lynchage de Quentin, loin de là. "On n'est qu'aux prémices de ce qu'on va vivre en 2027. Jean-Luc Mélenchon pave le chemin pour ce que va être sa campagne. La campagne du pire, la campagne du chaos, la campagne de la rue. Parce qu'il l'a annoncé dans le livre La Meute 'si Marine Le Pen est au pouvoir en 2027, ou Jordan Bardella, elle aura l'Élysée, nous aurons la rue', il prépare l'affrontement."