Alors que plusieurs membres de la Jeune Garde pourrait être impliqués dans le meurtre du jeune Quentin, lynché à Lyon il y a deux semaines, près de 8 Français sur 10 estiment que le député insoumise et fondateur du mouvement antifasciste Raphaël Arnault, devrait démissionner, selon un sondage CSA.
Deux semaines après la mort de Quentin Deranque, jeune militant nationaliste de 23 ans, lynché en marge d'un meeting de Rima Hassan par des membres d'ultragauche à Lyon, le député Raphaël Arnault est en pleine tempête médiatique.
Le député insoumis est cofondateur de la Jeune Garde, mouvement antifasciste proche de la France insoumise et dont plusieurs membres sont suspectés d'avoir tabassé Quentin au point de lui donner la mort.
Les jeunes et les plus vieux les plus favorables au départ de Raphaël Arnault
Pire, un de ses assistants parlementaires fait partie des suspects. Face à la situation, près de 81% des Français estiment que l'élu du palais Bourbon doit démissionner de son poste, selon un sondage CSA pour Europe 1, le JDD et CNews.
Dans le détail, les 18-24 ans sont près de 86% à estimer que Raphaël Arnault doit quitter son poste, tandis que les 25-34 ans se montrent légèrement moins favorables à sa démission, avec seulement 71% d'intentions favorables.
Du côté des 50 ans et plus, ils sont plus de 8 sur 10 à souhaiter le départ de l'Insoumis. Ce chiffre montre même à 87% chez les 65 ans et plus. Même son de cloche en fonction de la proximité politique.
Une majorité d'Insoumis favorable à sa démission
Ainsi, à droite au sein de la majorité présidentielle, près de 9 personnes sur 10 estiment que le jeune homme, fondateur de la Jeune Garde, devrait démissionner.
À gauche en revanche, le résultat est légèrement plus mitigé. Sans surpris, les sondés se disant proches de La France insoumise sont les moins favorables à voir partir Raphaël Arnault, mais ils sont tout de même 63% a estimé qu'il serait préférable pour lui de quitter l'Assemblée nationale.
Du côté du PS, 77% des sondés jugent que son départ serait bénéfique, tandis que seulement 20% des électeurs écologistes jugent qu'ils ne devraient pas démissionner.
*Échantillon national représentatif de 1.000 personnes âgées de 18 ans et plus. Méthode des quotas basée sur les critères de sexe, d’âge et de profession du répondant après stratification par région et catégorie d’agglomération.