Quatre ans jour pour jour après le début de l’invasion russe, les alliés de Kiev ont affiché leur soutien à Volodymyr Zelensky, ce mardi 24 février. Si l’Union européenne promet de maintenir son aide, Emmanuel Macron se montre sceptique sur la possibilité d’une paix à court terme.
Le 24 février 2021, il y a quatre ans, jour pour jour, la Russie lançait son invasion de l’Ukraine. Ce mardi, à Kiev, sur la place Maïdan, le président ukrainien Volodymyr Zelensky était entouré d’une dizaine de dirigeants européens venus lui témoigner leur soutien.
Une paix à court terme impossible ?
Parmi eux, Ursula von der Leyen, en visite dans la capitale ukrainienne. Les alliés de l’Ukraine affichent un message d’unité : ils réclament un cessez-le-feu "complet et inconditionnel". Mais la perspective d’un accord rapide semble encore lointaine.
En visioconférence, Emmanuel Macron s’est dit "très sceptique" sur la possibilité d’une paix à court terme. "Il est bon de suivre ces initiatives, mais soyons lucides : il n’y a aucune volonté du côté russe d’avoir la paix", a-t-il déclaré.
Le président français insiste sur la nécessité de poursuivre l’aide militaire et financière à Kiev. L’Union européenne travaille notamment à un prêt de 90 milliards d’euros, actuellement bloqué par la Hongrie. Bruxelles assure toutefois qu’il sera accordé "d’une façon ou d’une autre".
De son côté, Volodymyr Zelensky regarde plus loin. Le chef de l’État ukrainien souhaite une date claire pour l’adhésion de son pays à l’Union européenne, idéalement en 2027. Quatre ans après le début de la guerre, Kiev considère cette intégration comme une garantie de sécurité vitale.