Le ministère de l’Économie a annoncé mercredi une fuite de données d’ampleur. Au total, 1,2 million de comptes bancaires ont été concernés par un piratage survenu fin janvier. Les fichiers visés se trouvaient dans le FICOBA, le Fichier national des comptes bancaires.
C’est une fuite de données d’ampleur. Ce mercredi en fin de journée, le ministère de l’Économie a annoncé que les données d’1,2 million de comptes bancaires avaient été piratées. Dès la détection de l’incident, des mesures ont été mises en œuvre afin "de stopper l’attaque", précise Bercy. Sont concernées des informations sensibles comme les coordonnées bancaires ou encore l’identité des titulaires des comptes.
La fuite a eu lieu à la fin du mois de janvier. Les fichiers piratés étaient hébergés dans le FICOBA, le Fichier national des comptes bancaires, géré par la Direction générale des Finances publiques.
Un accès aux données des titulaires, mais pas aux soldes
Thibault Carré, directeur cybersécurité chez Inquest, rappelle le rôle de ce fichier sur Europe 1 : "Le FICOBA, c'est un fichier géré par la Direction générale des Finances publiques et qui a pour objectif de recenser tous les comptes bancaires ouverts en France. On a accès à des informations sur le titulaire du compte, nom, prénom, adresse postale, ainsi que sur le type de compte, le nom de la banque et la date d'ouverture et de clôture."
En revanche, les soldes et les opérations bancaires ne sont pas renseignés dans ce fichier.
D'après Bercy, l’auteur de l’attaque aurait usurpé les identifiants d’un fonctionnaire disposant d’un accès à ce fichier national. Une situation qui interroge Thibault Carré sur le niveau de sécurité : "Ils ont dû récupérer le mot de passe pour se connecter à la place de la personne. On peut se poser la question de mesures de sécurité complémentaires. Et au-delà, d’un point de vue sécurité, cela semble compliqué d’avoir accès à tout d’un coup."
Les clients concernés devraient recevoir prochainement un message de leur banque ou du fisc. Bercy appelle à la vigilance et invite à conserver tout élément de preuve en cas de suspicion de fraude.