Le procureur de Lyon, Thierry Dran, a tenu ce lundi après-midi une conférence de presse, quelques jours après la mort du jeune Quentin, lynché et laissé pour mort sur un trottoir. Selon le procureur, la victime n'avait pas la moindre chance de s'en sortir. Au moins six personnes sont soupçonnées d'avoir participé à l'agression.
Ils n'ont pas laissé à leur victime la moindre chance de s'en sortir vivant. La version avancée par l'avocat de la famille de Quentin, 23 ans, lynché et laissé pour mort jeudi dernier à Lyon, a été confirmée ce lundi par le parquet.
Désormais, l'enquête progresse et l'on sait maintenant que le jeune homme est décédé des suites de coups à la tête assénés par au moins six personnes masquées et cagoulées, mais depuis, identifiées.
Des blessures qui ne laissaient aucune chance à Quentin de s'en sortir
Lors d'une conférence de presse, le procureur est revenu sur l'ampleur des lésions dont souffrait le jeune militant. L'autopsie pratiquée lundi est formelle avec les lésions constatées sur son crâne. Quentin Deranque n'avait aucune chance de s'en sortir, insiste le procureur de Lyon, Thierry Dran.
"Quentin présentait un traumatisme crânio-encéphalique majeur, de surcroît associé à une fracture temporale droite. Ces lésions étaient au-delà de toute ressource thérapeutique et mortelles à brève échéance", a-t-il souligné devant les journalistes.
De lourdes conséquences pour La France insoumise ?
Le jeune homme a été victime d'un acharnement de la part des six personnes qui s'en sont prises à lui. C'est pour cela qu'une enquête criminelle a été ouverte pour homicide volontaire. Mais une autre enquête, délictuelle, a démarré, notamment pour association de malfaiteurs.
"Les enquêteurs cherchent à remonter dans les donneurs d'ordre. Ils vont voir s'il n'y a pas eu une organisation préalable, comment la jeune garde est financée, quelles instructions sont données, etc. Donc, oui, cette enquête pourrait avoir des conséquences pour La France insoumise", estime l'ancien député européen Gilbert Collard.
Car le parti de Jean-Luc Mélenchon pourrait être fragilisé s'il s'avérait que ce sont bien des militants de la Jeune Garde, mouvement antifasciste proche de LFI, qui sont impliqués dans le lynchage mortel de Quentin.