Le groupe Betclic lance une vaste campagne contre le cyberharcèlement visant les athlètes, en collaboration avec sept ligues et fédérations sportives françaises. L’opérateur de paris sportifs souhaite responsabiliser ses parieurs et lutter contre une violence en ligne croissante qui frappe massivement le monde du sport.
Betclic a annoncé lundi le lancement d’une campagne inédite contre le cyberharcèlement dont sont victimes de nombreux athlètes, un phénomène que l’entreprise juge en forte progression. Le groupe bordelais affirme agir en partenariat avec sept ligues et fédérations sportives françaises pour endiguer ces violences en ligne.
“De nombreux sportifs (…) ont récemment pris la parole pour dénoncer ces violences, parfois alimentées par des parieurs frustrés”, rappelle la société dans un communiqué. Une situation aggravée, selon elle, par la logique même des réseaux sociaux : “Ce qui change aujourd’hui avec les réseaux sociaux, c’est l’ampleur et la permanence de la violence. Aucune défaite, aucun résultat, aucun pari perdu ne justifie l’insulte, la menace ou le harcèlement. Avec ce programme, nous assumons notre responsabilité”, souligne Julien Brun, directeur général de Betclic Group.
"Un contrat d'engagement contre le cyberharcèlement"
D’après une étude menée par le CNOSF en 2024, 85 % des athlètes déclarent avoir été victimes de cyberviolence, dont du cyberharcèlement. Pour tenter d’enrayer ce phénomène, Betclic introduit désormais “un contrat d’engagement contre le cyberharcèlement” lors de toute nouvelle inscription. Les clients déjà actifs devront accepter une mise à jour des conditions générales d’utilisation, intégrant un “volet responsabilité numérique”.
L’opérateur insiste : “Les parieurs devront s’engager formellement à ne pas se livrer à des actes de harcèlement, d’insulte ou de menace” envers les sportifs, arbitres et entraîneurs. Ces règles s’appliqueront aux 5,5 millions de clients du groupe, en France, en Pologne, en Côte d’Ivoire et au Portugal. En cas de manquement, les utilisateurs encourent une suspension, une exclusion définitive ou même un signalement “aux autorités compétentes”.
Des campagnes de prévention
En parallèle, deux campagnes de prévention seront déployées. La première, diffusée dès février sur les réseaux sociaux et sur l’application, ambitionne de toucher plus de 20 millions de personnes. Dans le même temps, Betclic proposera aux athlètes des “kits à l’usage des sportifs”, conçus avec l’ONG Respect Zone, pour leur apprendre à “identifier les signaux d’alerte, sécuriser leurs comptes, documenter les attaques et activer les bons relais en cas d’escalade”.
L’initiative s’appuie sur des partenariats avec les fédérations françaises de football, rugby, volley et handball, ainsi qu’avec les ligues professionnelles de rugby, basket et volley. Basé à Bordeaux et fort de plus de 1.500 salariés, Betclic opère sous licence en France, au Portugal, en Pologne et en Côte d’Ivoire. L’entreprise a réalisé 1,3 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2024.