Quentin, jeune étudiant de 23 ans qui a été passé à tabac par plusieurs individus jeudi en marge d'une conférence de l'eurodéputée Rima Hassan (LFI) à Lyon, est mort, annonce le parquet ce samedi. "L'enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances", a précisé le parquet.
Violemment pris à partie jeudi à Lyon, en marge d'une conférence de la députée européenne Rima Hassan (LFI) à Sciences Po, Quentin, le jeune étudiant de 23 ans, est mort, annonce ce samedi le parquet. "L'enquête se poursuit, elle est conduite dorénavant du chef de coups mortels aggravés, en plus des violences aggravées par trois circonstances", a précisé le parquet dans un communiqué.
"Un guet-apens méthodiquement préparé", selon l'avocat de la famille
La famille de l'étudiant dénonce un "crime" et appelle "au calme et à la retenue", selon une déclaration de l'avocat. "Un guet-apens, méthodiquement préparé, semblerait bien avoir été tendu à Quentin par des individus organisés et entraînés, en très large surnombre et armés, pour certain le visage masqué, ayant effectué des repérages préalables et disposant a priori de complicités. Ces faits, s'ils sont confirmés par l'enquête (...) constituent un crime", écrit Me Fabien Rajon dans un communiqué.
"Appelant au calme et à la retenue, la famille de Quentin fait confiance aux enquêteurs et à la justice afin que les responsables de sa mort soient rapidement interpellés et qu'ils aient à en répondre", est-il ajouté.
Emmanuel Macron appelle "au calme, à la retenue et au respect"
Quelques minutes après l'annonce de la mort du jeune Quentin, le président Emmanuel Macron a appelé "au calme, à la retenue et au respect". Pour le chef de l'État, "poursuivre, traduire devant la justice et condamner les auteurs de cette ignominie est indispensable", martelant que "la haine qui assassine" n'avait "pas sa place chez nous".
À Lyon, Quentin a été victime d’un déferlement de violence inouï.
Il a perdu la vie à 23 ans seulement.
À sa famille et à ses proches, j’adresse mes pensées et le soutien de la Nation.
En République, aucune cause, aucune idéologie ne justifieront jamais que l’on tue.…— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) February 14, 2026
Dans l'émission Europe 1 Soir week-end, le porte-parole du Rassemblement national, Matthieu Valet, ancien commissaire de police, a affirmé qu'"aucune personne ne devrait mourir dans la rue, quelles que soient ses appartenances politiques, ses opinions. C'est une tragédie, un drame absolu", a-t-il ajouté, appelant à "la décence".
Le ministre de l'Intérieur demande à renforcer la vigilance autour des rassemblements politiques
Sur X, le député LFI Raphaël Arnault a exprimé "horreur et dégoût" après l'annonce de la mort du jeune homme. "Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue. J'adresse mes condoléances à la famille de ce jeune et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame", a déclaré le fondateur de la Jeune Garde.
J’apprends ce décès avec horreur et dégoût.
Ce que je redoute depuis des années à Lyon se perpétue.
J’adresse mes condoléances à la famille de ce jeune homme et je souhaite que toute la lumière soit faite sur ce drame.— Raphaël Arnault (@ArnaultRaphael) February 14, 2026
Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a de son côté appelé les préfets à "renforcer la vigilance autour des rassemblements de nature politique, ainsi qu'autour des permanences de campagne". Il a expliqué qu'il s'agissait "d'éviter tout trouble à l'ordre public et garantir la sécurité des personnes et des biens."
J’adresse mes condoléances sincères à la famille de Quentin, à ses proches et amis. Aucune cause ne pourra jamais justifier ce déchaînement de violence.
Dans ce contexte, j’ai adressé dès cette fin d’après midi un télégramme aux préfets appelant au renforcement de la vigilance…— Laurent Nuñez (@NunezLaurent) February 14, 2026