Le mouvement des lycées tourne à l'émeute. Un peu partout en France, des scènes de destruction et d'affrontements avec les forces de l'ordre. Les soupçons à l'encontre de La France insoumise de piloter le mouvement se multiplient. A Lyon, plusieurs militants insoumis sont à la manœuvre.
C'est un mouvement lycéen qui tourne à l'émeute. Depuis le début de la semaine, des élèves protestent à un peu partout à travers la France pour dénoncer leurs conditions d'apprentissage et l'absence récurrentes des professeurs.
Dans les contestations, ce sont souvent les revendications qui s'expriment d'abord. La violence, elle, n'arrive que dans un second temps, quand le pouvoir résiste ou n'entend pas. Mais cette fois-ci, la violence est arrivée dès le premier jour. La marque de la France Insoumise, estime Jérémy Rodrigues, du syndicat étudiant UNI qui a reconnu les militants LFI devant les lycées.
"Dans ces manifestations lycéennes, on voit souvent des militants LFI dans les rassemblements. Ils arborent le drapeau palestinien, les keffieh. Ils vont être masqués, lunettes noires, encapuchonnés pour être sûrs de ne pas êtres reconnus. Et pour la plupart surtout, ils ne sont ni lycéens, ni étudiants. Ils sont extérieurs aux établissements et viennent uniquement pour saccager" dénoncent-ils.
"Encourager les tensions"
Il y a même des élus LFI qui ont aidé les manifestants, explique Jérémy Rodrigues. "Le maire LFI de Vaulx en Velin Abdelkader Lahmar a fourni du matériel de sa ville, à savoir une enceinte et un micro aux émeutiers pour encourager les tensions", assure-t-il au micro d'Europe 1.
Des militants LFI qui enseignent volontiers leurs savoir-faire en matière de blocage. "Ils vont voir des lycéens qui sont très influençables pour leur apprendre à bloquer un établissement. Par exemple, récupérer des poubelles et des barrières tout autour, et ensuite tenir cette entrée, ce point de blocage, ne laisser entrer personne, être violents avec ceux qui veulent soit passer pour étudier, soit débloquer".
L'extrême gauche donc à la manoeuvre dans les lycées et qui cherche désormais à faire la exactement la même chose dans les facs.