Un agent de sécurité bénévole du collectif Némésis a été grièvement blessé après une violente agression survenue mardi soir à Lyon, en marge d'une conférence à Sciences Po Lyon. Selon la directrice du collectif Alice Cordier dans "Pascal Praud et vous", les faits impliqueraient un groupe de militants d'extrême gauche.
Dans l'émission "Pascal Praud et vous", Alice Cordier, la directrice du collectif Némésis, est revenue su un drame mardi soir à Lyon, à l’issue d'une action militante. Cinq membres du collectif menaient un happening pacifique à proximité d’une conférence de Rima Hassan, organisée à l'Institut d’études politiques de Lyon. En marge, un jeune étudiant aurait été pris à partie et son pronostic vital a été engagé.
Selon Alice Cordier, les militantes se trouvaient sur la voie publique, en dehors de l'enceinte de l'établissement, lorsqu'elles ont été prises à partie. À proximité, une quinzaine de jeunes hommes étaient présents pour assurer leur protection.
Une agression d'une extrême violence
Toujours selon Alice Cordier, ces hommes n’ont pas pu intervenir. Ils auraient été poursuivis par un groupe d'environ trente militants antifascistes cagoulés. L'un d'eux, prénommé Quentin, a été violemment agressé.
"Il a été mis au sol, sa tête a violemment cogné et il a été frappé à coups de pied et de poing, notamment au visage, avec des gants coqués", rapporte la directrice du collectif. Retrouvé dans un état critique, le jeune homme a été pris en charge par les secours et transporté à l'hôpital.
Alice Cordier décrit un homme "sans histoire, pas connu des services de police, venu uniquement pour protéger une action pacifique". Elle évoque un jeune homme "très croyant, catholique et engagé bénévolement".
Des images de l'attaque existeraient, mais elles seraient, selon le collectif, détenues par les agresseurs présumés. Le parquet de Lyon a ouvert une enquête pour "violences aggravées".
"Rien ne justifie de mourir pour ses idées", dénonce Alice Cordier
Alice Cordier appelle à une réaction politique et médiatique forte, estimant que "rien ne justifie de mourir pour ses idées" et dénonçant ce qu'elle considère comme un climat de violence politique. Les autorités locales n’ont, pour l’heure, pas réagi publiquement.
Le maire écologiste de Lyon Grégory Doucet a condamné "avec la plus grande fermeté la rixe d’une extrême violence qui s'est déroulée hier à Lyon. Rien ne peut justifier de tels affrontements", a-t-il dit dans un communiqué.
"La folie furieuse qui s'est déchaînée alors que se tenait une conférence de Rima Hassan à l'IEP de Lyon, c'est une violence insupportable ! Un jeune homme est entre la vie et la mort, c’est terrible !", a assuré sur X Philippe Baptiste, le ministre de l'Enseignement supérieur, appelant "au plus grand calme" et demandant "aux dirigeants des établissements d'enseignement supérieur une mobilisation encore accrue en la matière".
Un rassemblement devant le Panthéon dimanche 15 février a été officialisé.