Invité de la Grande Interview Europe 1-CNews, Jean-Paul Garraud, eurodéputé RN et ancien magistrat, estime que Marine Le Pen pourrait être relaxée dans le procès en appel sur les assistants parlementaires du RN. Il conteste l’existence d’une infraction volontaire et juge le litige avec le Parlement européen discutable, alors que le verdict sera rendu le 7 juillet 2026.
La présidente de la cour a annoncé ce mercredi 11 février, à l’issue des débats, que Marine Le Pen et les autres prévenus du procès en appel concernant les assistants parlementaires du RN (ex-FN) connaîtront leur sort le mardi 7 juillet 2026 à 13h30. Pour mémoire, le parquet général avait requis cinq ans d’inéligibilité à l’encontre de Marine Le Pen, qui brigue une quatrième candidature à l’élection présidentielle de 2027.
Invité de la Grande interview Europe 1-CNews, Jean-Paul Garraud, eurodéputé RN et ancien magistrat, estime que Marine Le Pen n'a pas intentionnellement commis d'infraction et conteste le litige avec le Parlement européen. "Et je pense fondamentalement que la relaxe est tout à fait envisageable", affirme-t-il face à Dimitri Pavlenko.
Une possible instrumentalisation de la justice, selon Jean-Paul Garraud
Il souligne la dimension politique de cette affaire, mettant en lumière la difficulté de distinguer le travail parlementaire de l'engagement politique. Il évoque également d'autres affaires judiciaires impliquant des personnalités politiques, soulignant une possible instrumentalisation de la justice dans ce dossier.
"C’est un président socialiste du Parlement européen de l’époque qui a lancé cette affaire et mis en place tous les systèmes avec l’OLAF, l’office qui dispose de tous les pouvoirs pour lutter contre la fraude au niveau européen. Nous avons beaucoup à dire sur ce sujet, d’autant que le dossier semble avancer rapidement. Où en est, par exemple, l’affaire en appel du Modem avec François Bayrou, ou celle concernant Jean-Luc Mélenchon ?", questionne l'ancien magistrat.