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Adama Traoré : le non-lieu confirmé, la fin d'une affaire qui aura profondément affecté et fragilisé l’institution

[FRANCOIS GUILLOT / AFP]

Suite au non-lieu en faveur des gendarmes accordé par la Cour de cassation mercredi, l'affaire Adama Traoré arrive à son terme. Les proches du jeune homme décédé il y a dix ans n'auront pas obtenu une relance de l'enquête.

Après 10 ans de procédure et de recours juridiques, c’est une décision qui met un point final à l’affaire Adama Traoré, ce jeune homme de 24 ans mort dans une gendarmerie du Val-d’Oise en juillet 2016.

La Cour de cassation a confirmé mercredi le non-lieu en faveur des gendarmes, alors que les proches de la victime, eux, réclamaient la relance de l’enquête. 

Une délivrance pour les trois militaires mis hors de cause

Dans un arrêt de 15 pages, la Cour a rejeté la demande des parties civiles d’organiser une reconstitution des faits, jamais réalisée lors de l’instruction. Les magistrats avaient considéré que les gestes des gendarmes pour interpeller Adama Traoré étaient restés dans le cadre de la loi. Pas besoin donc de revenir sur les lieux de l’arrestation.

Une délivrance pour les trois militaires mis hors de cause. "Ils sont dans une période de soulagement parce que ce n’est jamais très agréable d’être mis en cause dans une affaire judiciaire. Cette décision vient clore l’ensemble du processus et détermine qu’il n’y a pas eu de faute dans l’exercice de leur mission", explique le général Lizurey, ancien directeur de la gendarmerie.

De son côté, la famille du jeune homme décédé annonce saisir la Cour européenne des droits de l'Homme en attaquant l’Etat. La France, désormais seule partie à pouvoir être condamnée dans cette affaire.