La décision dans le procès en appel de Marine Le Pen et du RN sera rendue le 7 juillet à 13h30, a indiqué mercredi la présidente de la cour, à l'issue des débats. Le parquet général a requis cinq ans d'inéligibilité contre la cheffe de file des députés RN, qui joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle.
Marine Le Pen et les autres prévenus du procès en appel des assistants parlementaires du RN (ex-FN) seront fixés sur leur sort le mardi 7 juillet 2026 à 13h30, a annoncé mercredi la présidente de la cour à l'issue des débats. Pour rappel, le parquet général avait requis cinq ans d'inéligibilité contre Marine Le Pen, qui joue une quatrième candidature à l'élection présidentielle en 2027.
"Plus (la décision était rendue) tôt, mieux je me portais", a glissé la cheffe de file des députés RN à l'Assemblée nationale à quelques journalistes, à l'issue de l'audience.
"Cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à rendre vertigineux"
Avant l'annonce de la date, l'un des avocats de la finaliste du dernier scrutin présidentiel, Me Rodolphe Bosselut, avait prévenu la cour d'appel de Paris : "La voilà à l'orée d'une élection primordiale pour le pays. (...) Mais cette élection présidentielle rend l'arrêt que vous aurez à rendre vertigineux".
Dans un argumentaire ponctué de grands gestes, teinté d’allusions à 2027, l'avocat concède que personne ne prétend que tout a été parfait, évoquant une pratique parlementaire courante à l’époque et s'interrogant sur des réquisitions aussi lourdes.
Tout cela, avant de s’attaquer aux questions d’emplois fictifs. "Soit il y a du travail, soit il n’y a pas de travail, c’est tout, monsieur Odoul a un peu travaillé par exemple" a-t-il expliqué, plaidant toujours pour la relaxe de sa cliente.
En première instance, Marine Le Pen avait été condamnée à une peine de cinq ans d'inéligibilité à effet immédiat, mettant à mal une candidature pour la présidentielle de 2027, et à quatre ans de prison dont deux ferme. En cas de nouvel échec, la leader du parti à la flamme ne devrait pas se pourvoir en cassation.