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Suicide de Camélia : la plainte pour harcèlement scolaire, déposée par ses parents, classée sans suite

[AFP]

La plainte pour harcèlement scolaire déposée par les parents de Camélia, une lycéenne de 17 ans qui s'est suicidée à Mitry-Mory en Seine-et-Marne le 13 janvier dernier, a été classée sans suite, indique le procureur de Meaux ce lundi.

Le procureur de Meaux (Seine-et-Marne) a annoncé lundi le classement sans suite de la plainte pour harcèlement scolaire déposée par les parents de Camélia, lycéenne de 17 ans qui s'est suicidée le 13 janvier à Mitry-Mory.

"Au terme des investigations, je suis amené à considérer qu'il n’existe pas d'élément suffisant pour rechercher la responsabilité pénale de quiconque dans la survenance du décès de Camélia", a déclaré le procureur Jean-Baptiste Bladier.

Deux enquêtes ouvertes après le drame

L'élève de terminale s'était donné la mort dans une gare de la commune. Le lendemain, le 14 janvier, deux enquêtes judiciaires avaient été ouvertes, dont l'une pour "harcèlement scolaire ayant conduit la victime à se suicider". Une enquête administrative avait également été ordonnée.

Le 25 janvier, plus de 2.000 personnes s’étaient réunies à Mitry-Mory lors d'une marche en mémoire de la jeune fille.

Plus d'une soixantaine de personnes ont été auditionnées sur une période de 19 jours, dans le cadre d'une enquête menée par 12 enquêteurs. Concernant les personnels de l'Éducation nationale, Jean-Baptiste Bladier a précisé qu'"il ne ressort pas d'éléments susceptibles de justifier une responsabilité pénale".

Le représentant du ministère public a ajouté que l'exploitation des données issues des échanges téléphoniques et numériques entre les protagonistes n'avait pas permis d'étayer l'existence d'un harcèlement avéré.

Une fausse conversation à l'origine de tensions

Le procureur a également révélé que la lycéenne avait créé une fausse conversation sur l'application Snapchat, en utilisant les identités de trois camarades, un garçon et deux filles, et en simulant des échanges entre eux.

Camélia avait ensuite diffusé des captures d'écran de cette conversation auprès d'élèves du lycée, "dans le but de faire le tri entre ses vrais et ses faux amis". Selon le parquet, cette initiative a marqué le début d'une "période de tension" avec certains élèves de sa classe.

Avant sa conférence de presse, Jean-Baptiste Bladier avait informé les parents de Camélia de sa décision. Il a salué "la qualité d'écoute" et "le très grand calme" dont ils ont fait preuve, précisant qu'ils avaient su accueillir cette annonce avec dignité.