A l'heure de la rentrée, certains parents parisiens réorganisent leurs emplois du temps pour éviter à leurs enfants du temps périscolaire. Quelques mois après les révélations autour de violences dans le périscolaire parisien, tous veulent protéger leurs enfants d'une institution à la dérive.
Le scandale des violences dans le périscolaire inquiètent les parents. A l'heure de la rentrée, l'inquiétude de laisser sa progéniture a une institution qui n'a pas su protéger des dizaines d'enfants, notamment à Paris.
Alors, certains parents chamboulent leurs emplois du temps pour éviter le centre aéré. C'est le cas de Julie, dont le fils de 3 ans, va faire ses premiers pas en maternelle. Le petit ira seulement à la cantine parce qu'elle ne peut pas faire autrement. Mais le scandale du périscolaire rend malade cette maman.
"Je suis obligée de prendre du Lexomil parce que ça fait maintenant dix jours que j'ai des angoisses terribles. J'ai tergiversé tout l'été pour savoir si je le mettais à la cantine ou pas", concède-t-elle au micro d'Europe 1.
"Je me suis demandé comment j'allais faire pour éviter le temps périscolaire. Est-ce que je vais devoir prendre une nounou, tout en sachant que c'est trop cher. Donc, à la fin, il n'ira pas le mercredi après-midi au centre-aéré et c'est dommage car il aurait pu faire de superbes activités". À la place, elle lui donnera elle-même des cours de natation.
"Je dépose ma gamine tous les matins avec la boule au ventre"
Même situation à Saint-Ouen, en Seine-Saint-Denis, où six animateurs ont été suspendus l'an dernier. Alors, pour éviter la garderie à leur fille de 5 ans, Charlotte et son mari préfèrent jongler entre grands-parents, voisins et nounous.
"Je dépose ma gamine tous les matins avec la boule au ventre", confie la maman. "Dans la mesure où on vit dans un pays qui ne protège pas nos enfants, c'est moi qui vais protéger ma gamine et elle ne va plus aller au périscolaire. Tout ce qui se passe sur ce sujet-là depuis le début de l'année est très opaque. Et les actions concrètes qui sont menées dans les écoles sont quasi inexistantes. Il faut qu'on sache qui s'occupe de nos enfants".
Face à la situation, certaines connaissances ont fait le choix de transférer leurs enfants dans le privé.