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Nucléaire iranien : quels sont les enjeux des pourparlers décisifs qui s’ouvrent entre Téhéran et Washington ?

Ces pourparlers doivent porter sur un sujet extrêmement sensible : le nucléaire iranien. [Morteza Nikoubazl / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Des discussions sur le programme nucléaire iranien ont débuté vendredi matin à Oman entre l’Iran et les États-Unis. Une reprise du dialogue sous très forte tension, alors que Donald Trump n’exclut pas une option militaire et que Téhéran se dit prêt à se défendre.

Des pourparlers portant sur le nucléaire ont débuté vendredi matin à Oman entre l’Iran et les États-Unis, selon la télévision d’État iranienne. Ces discussions se tiennent dans un contexte explosif, marqué par les menaces répétées du président américain Donald Trump, qui n’écarte pas une intervention militaire, tandis que Téhéran assure être "prêt" à se défendre.

La délégation iranienne est conduite par le chef de la diplomatie Abbas Araghchi. Côté américain, les États-Unis sont représentés par l’émissaire spécial Steve Witkoff. Ces échanges sont les premiers depuis le bombardement en juin dernier par Washington des installations nucléaires iraniennes, lors d’une guerre de douze jours déclenchée par surprise par Israël, juste avant un précédent cycle de discussions entre les deux pays.

Des négociations qui s’annoncent complexes

Ces pourparlers doivent porter sur un sujet extrêmement sensible : le nucléaire iranien. Et les signaux envoyés ces derniers jours n’incitent guère à l’optimisme. "Je ne suis pas sûr qu’on puisse passer un deal avec ces gars-là", a déclaré mercredi Marco Rubio, le chef de la diplomatie américaine.

Pour l’analyste géopolitique Michel Fayad, les deux parties ne parlent pas le même langage. "La République islamique d’Iran souhaite simplement limiter l’enrichissement de l’uranium, tandis que Donald Trump souhaite l’arrêt complet du programme nucléaire iranien, mais aussi l’intégration du programme balistique et aussi la fin du soutien aux proxies", a-t-il expliqué au micro d’Europe 1. Selon le spécialiste, l’Iran chercherait avant tout à "gagner du temps" par ces négociations.

Toujours selon le spécialiste, l’échec pourrait alors servir de justification au président américain pour lancer une opération militaire. La flotte américaine, composée d’une dizaine de navires, est toujours déployée dans la région, à portée de frappe de l’Iran.