Aller au contenu principal
Actuellement à l'antenne

Réquisitions contre Marine Le Pen : comment vont plaider ses avocats

La parole est désormais à la défense au procès en appel des assistants parlementaires du FN. [Alain JOCARD / AFP]

Au procès en appel des assistants parlementaires du FN, la défense a commencé à plaider ce mercredi. À quelques jours des plaidoiries de Marine Le Pen, ses coprévenus avancent une ligne commune : contester toute intention frauduleuse et réfuter l’existence d’un système organisé.

Des réquisitions sévères du parquet général contre Marine Le Pen : la parole est désormais à la défense au procès en appel des assistants parlementaires du FN. Ce mercredi matin, les avocats de deux des 11 prévenus se sont exprimés, les eurodéputés Fernand Le Rachinel et Bruno Gollnisch.

À quelques jours des plaidoiries des avocats de Marine Le Pen, attendues en début de semaine prochaine, la ligne de défense qui se dessine donne le ton.

"Devant vous, il a perdu pied"

Vêtue de noir, la cheffe de file des députés du Rassemblement national est présente pour écouter les plaidoiries de ses coprévenus, silencieuse et attentive. Sous ses yeux, l’avocat de Fernand Le Rachinel prend la parole. L’ex-eurodéputé est poursuivi pour deux contrats présumés fictifs.

Son conseil tente de corriger les maladresses commises lors des auditions. "J’ai découvert qu’il peut être stressé. Devant vous, il a perdu pied. Je ne pense pas qu’il ait cherché à dissimuler quoi que ce soit", plaide l’avocat. Une défense déjà bien rodée et surtout une ligne claire.

Démontrer l’absence d’intention frauduleuse

La même que celle qui sera développée dans quelques jours par les avocats de Marine Le Pen. Objectif : démontrer l’absence d’intention frauduleuse. Pas de système organisé, disent-ils, mais des méthodes brouillonnes, de la négligence, de l’amateurisme. Un argument balayé ce mercredi matin par la procureure générale devant la presse.

Elle dénonce un détournement organisé de fonds publics européens. Les avocats de la défense espèrent, à l’inverse, convaincre la cour qu’il ne s’agissait pas d’un système frauduleux, mais d’erreurs sans intention.