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Pour lutter contre les refus d’obtempérer, plusieurs pays européens choisissent une manière choc : le «contact tactique»

Face à la hausse des refus d’obtempérer et aux risques encourus par les forces de l’ordre, plusieurs pays européens ont fait le choix de techniques d’intervention plus musclées. [Michael Nguyen / NurPhoto / NurPhoto via AFP]

Face à la hausse des refus d’obtempérer et aux risques encourus par les forces de l’ordre, plusieurs pays européens ont fait le choix de techniques d’intervention plus musclées. Au Royaume-Uni et aux Pays-Bas, le "contact tactique" permet d’immobiliser rapidement les véhicules en fuite. Une méthode aujourd’hui observée de près en France.

La France peine toujours à enrayer le phénomène. Les refus d’obtempérer sont en nette augmentation : 28.200 cas ont été recensés l’an dernier, soit 11 % de plus qu’en 2024. Une tendance préoccupante qui met régulièrement en danger les forces de l’ordre. 

Dernier exemple en date à Nantes, dans la nuit de dimanche à lundi, où trois policiers ont été blessés lors d’une intervention. Face à cette augmentation, la question se pose : comment mettre fin à ces comportements à risque ? Certains pays européens ont déjà opté pour des méthodes plus radicales afin d’y répondre.

Une technique encadrée et réservée aux agents formés

Au Royaume-Uni, les policiers ne font pas dans la demi-mesure. Les forces de l’ordre sont autorisées à percuter par l’arrière les véhicules des chauffards refusant de s’arrêter. Cette technique, appelée "contact tactique", vise à immobiliser rapidement un véhicule à basse vitesse, avant qu’il ne devienne un danger pour les autres usagers de la route.

Autorisée depuis huit ans outre-Manche, cette méthode a d’abord été mise en place pour lutter contre la flambée des délits commis par des deux-roues motorisés. Son usage est strictement encadré : seuls des policiers spécialement formés peuvent y recourir.

Selon Scotland Yard, le contact tactique a fait ses preuves. La police britannique revendique une baisse de 52% des refus d’obtempérer impliquant motos et scooters dès la mise en œuvre de cette mesure.

Une approche similaire est également utilisée aux Pays-Bas, où la technique est elle aussi réservée à des agents entraînés et soumise à un cadre strict. En France, certains syndicats policiers plaident désormais pour l’importation de cette méthode, estimant qu’elle pourrait permettre de lutter plus efficacement contre les refus d’obtempérer.