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Devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public, Léa Salamé affirme qu'elle quittera le 20h de France 2 en cas de candidature de Raphaël Glucksmann

Léa Salamé lors de son audition devant la commission d'enquête sur l'audiovisuel public [Thomas SAMSON / AFP]

Une nouvelle semaine cruciale pour la commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Ce lundi matin, la présentatrice du JT de 20h de France 2, Léa Salamé a été auditionnée par le député UDR Charles Alloncle. Cette dernière a affirmé son indépendance. 

Une figure phare de l'audiovisuel public devant la commission d'enquête. Ce lundi matin, Léa Salamé, présentatrice du JT de 20h de France 2, a été auditionnée par Charles Alloncle, député UDR. La star du 20h a réaffirmé sa totale indépendance vis-à-vis de son compagnon, le socialiste Raphaël Glucksmann, dans la possibilité de sa candidature à la prochaine élection présidentielle. 

"Je ne m'accroche pas, je sors"

"Vous savez bien que s'il est candidat, je sors et je sors immédiatement. Je ne m'accroche pas, je sors. Et la plus grande preuve de mon impartialité, s'il devait y en avoir une, c'est le débat d'entre-deux-tours, il y a trois ans. Si une seconde, Emmanuel Macron ou Marine Le Pen avaient, ne serait-ce, qu'un petit doute sur mon impartialité, vous pensez sérieusement que j'aurais été autorisée à arbitrer ce débat aux côtés de Gilles Bouleau ? Non". 

Selon Léa Salamé, la femme de Jordan Bardella ou de Jean-Luc Mélenchon pourrait également présenter le journal de 20h sans que cela ne pose problème. Une affirmation qui n'a pas vraiment convaincu les députés présents. 

Autre sujet majeur abordé, la double casquette de Léa Salamé, journaliste et productrice sur France 2. Une situation pourtant contraire aux directives de la Cour des comptes. Mais selon elle, là encore, c'est une question d'indépendance. 

"Si je n'étais pas coproductrice, pour vous dire les choses clairement, cette émission pourrait, sans mon accord, être animée par quelqu'un d'autre. Ou alors, elle pourrait être achetée par une société étrangère sans que je donne mon accord. Par exemple, une société russe qui voudrait racheter le format de 'Quelle époque', si je n'ai pas de droit de regard, on ne me demande pas, on peut la vendre". 

La crainte des Russes, un argument qui n'a, là encore, pas vraiment convaincu les membres de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public présents.