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Dans les cours des collèges, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, passe mal

Dans les cours des collèges, l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans, passe mal. [Myriam Tirler / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP]

Emmanuel Macron souhaite faire interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, dès la rentrée prochaine. Une proposition de loi en ce sens est débattue à l'Assemblée nationale ce lundi 26 janvier. Mais qu'en pensent les premiers concernés ?

Les moins de 15 ans seront-ils interdits de réseaux sociaux dès la rentrée prochaine ? C'est ce que souhaite mettre en place le président de la République Emmanuel Macron, à travers un texte parlementaire débattu dès ce lundi 26 janvier au Palais Bourbon. Mais dans les cours des collèges, les premiers intéressés ne s'enthousiasment pas à cette idée.

Un sentiment partagé 

A peine les grilles du collège franchies, Mira plonge la main dans les poches de son manteau pour se saisir de son téléphone. Son premier réflexe après des heures de cours est de se rendre sur les réseaux sociaux. Une mauvaise habitude selon l'adolescente, car elle "ne compte pas les heures" et "ce n'est pas bien", affirme-t-elle. Et pour cause, "ça rend accro et ça déconcentre". 

Cependant, la jeune fille de 14 ans, inscrite sur Instagram et Tik Tok, ne comprend pas l'interdiction voulue par le président de la République. Elle qui aime rester en contact avec ses amis après les cours, la vivrait non seulement mal, mais la trouve également inutile. "Pourquoi interdire ? On est des adolescents, on a le droit d'avoir des réseaux. Ça sert un peu à rien", appuie Mira.

Un peu plus loin, carnet de correspondance à la main, Caïs est lui aussi inscrit sur les réseaux sociaux. Si le garçon de 13 ans avoue dédier deux à trois heures de son temps journalier à faire défiler des vidéos courtes sur son écran, il assure être prêt à respecter la réglementation. Il trouverait ceci "dommage", mais "si demain c'est interdit, c'est interdit. C'est pas moi qui décide".

Un sentiment qui ne fait pas l'unanimité au sein de ses camarades. Ils sont d'ailleurs nombreux à déjà imaginer des parades pour contourner la limite d'âge qui ferait barrage à leur inscription sur les réseaux sociaux.