Ce vendredi, le Premier ministre Sébastien Lecornu a échappé aux deux motions de censures déposées par le RN et LFI sur la partie "recettes" du budget 2026. De quoi faire réagir la classe politique.
Sébastien Lecornu a échappé à la censure. Ce vendredi 23 janvier 2026, deux motions de censure, déposées respectivement par le Rassemblement national et La France insoumise, étaient au programme à l'Assemblée nationale. Sans grande surprise, elles ont été rejetées par les députés.
"C'est un budget d'incapables", lâche Jean-Philippe Tanguy
Sébastien Lecornu doit sa survie au soutien du Parti socialiste et des Républicains, bien qu'ils aient été alertés sur la "dangerosité" du budget. "C'est un budget d'incapables, de lâches et de nullités. Ce n'est pas un budget de gauche ou de droite. C'est un budget de politicards qui pensent que pour acheter leur siège, pour ne pas aller aux élections, il faut faire douiller les Français et faire des chèques bidons", a lâché Jean-Philippe Tanguy, député RN de la Somme.
Jean-Luc Mélenchon est également entré dans un état de rage à l'encontre des députés socialistes, qu'il accuse de "trahison". "Souvenez-vous de ce vote lors des municipales", a lancé le leader de LFI.
De son côté, le PS a assumé sa position et s'est justifié. "Le résultat des prochains votes de censure sera rigoureusement le même que le premier. Les députés ne sont pas des girouettes qui changent d'avis une minute à l'autre", a assuré le député socialiste, Laurent Baumel.
Et d'ajouter : "Les raisons pour lesquelles nous avons fait le choix de ne pas censurer sont profondes, elles sont structurelles et vous n'aurez pas 10, 15, 20, 30 députés qui vont changer d'avis".
Deux nouvelles motions de censure déposées
Sauvé, Sébastien Lecornu peut enfin respirer et a rappellé qu'il a été obligé d'utiliser le 49.3, car les députés n'ont pas réussi à se mettre d'accord. "Le Parlement, collectivement, n'est pas parvenu à aller jusqu'au bout, hélas, de sa propre responsabilité", a déploré le Premier ministre.
Sébastien Lecornu doit encore échapper à deux nouvelles motions de censure pour une adoption finale du budget à la mi-février.