Quatre adolescents, dont deux impliqués dans des points de deal, ont été mis en examen pour l’incendie d’un collège à Dijon en décembre. L’enquête révèle un lien direct avec le trafic de stupéfiants dans le quartier des Grésilles, déjà touché par plusieurs incendies cette année.
Quatre mineurs, âgés de 15 à 17 ans, ont été mis en examen, pour l'incendie d'un collège à Dijon, dans la nuit de jeudi à vendredi pour "destruction en bande organisée par incendie" et "association de malfaiteurs en vue de commettre un crime", a précisé le procureur de la République à Dijon, Olivier Caracotch.
Le plus jeune, 15 ans, a été placé sous contrôle judiciaire avec l’obligation d’un placement dans un centre éducatif fermé hors de Bourgogne-Franche-Comté. Les trois autres ont été écroués dans des établissements pénitentiaires distincts de la région.
Recrutés via les réseaux sociaux
Ces mineurs "ont reconnu leur participation à l'incendie" et ont expliqué avoir été "recrutés sur les réseaux sociaux et rémunérés" par une personne qui leur avait fourni "une liste de bâtiments publics" à incendier.
"Cet incendie a bien été diligenté en réponse à l'action très résolue qui avait été menée par les autorités publiques (…) pour éradiquer le trafic de stupéfiants aux Grésilles", avait ajouté le procureur, en annonçant également la mise en examen d’une femme de 27 ans, mais uniquement pour "association de malfaiteurs".
Une réponse aux points de deal
Le procureur a souligné que, "parmi les quatre mineurs, deux ont été recrutés pour travailler sur un point de deal".
Dès le lendemain de l’incendie, le 13 décembre vers 1h, les autorités avaient évoqué "un lien" avec "les succès policiers en matière de lutte" contre le narcotrafic.
Un quartier déjà touché par plusieurs incendies
Le quartier des Grésilles, connu pour ses points de deal, a déjà été le théâtre de plusieurs incendies en 2025 : une salle polyvalente en juillet, une médiathèque en février et mars, et un centre de formation en février. Tous ces actes seraient liés au narcotrafic.