Les 27 États membres de l'Union européenne se réunissent ce jeudi pour se mettre d'accord sur une réponse à donner à Donald Trump et ses menaces.
La France et l'Europe enfin respectées ? C'est en tout cas ce que souhaite Emmanuel Macron. Ce jeudi soir, une réunion exceptionnelle de l'UE est prévue à Bruxelles afin de se mettre d'accord sur une réponse européenne face aux menaces de Donald Trump.
"L'Europe peut se faire respecter"
L'escalade s'éloigne car la pression a baissé. Le ton de Donald Trump s'est un peu adouci mercredi à Davos en Suisse. Le président américain a même évoqué un cadre d'accord sur le Groenland. Malgré tout, les 27 États membres de l'Union européenne restent prudents, à l'image d'Emmanuel Macron.
"On a commencé la semaine avec une forme d'escalade, des menaces d'invasions et des menaces tarifaires. Et nous sommes revenus à une situation qui me paraît beaucoup plus acceptable, même si nous restons vigilants", a estimé le président de la République.
"Ce qu'il faut en conclure, c'est que quand l'Europe réagit de manière unie, en utilisant les instruments qu'elle a à sa disposition, tandis qu'elle est menacée, elle peut se faire respecter et c'est une très bonne chose", s'est réjoui le chef de l'État.
À ce stade, des sanctions contre les États-Unis ne sont plus sur la table. Plus question donc d'activer l'instrument anti-coercition avec ses restrictions d'accès au marché européen et ses limitations des exportations américaines. Un "bazooka" dont l'utilisation avait été réclamée par Emmanuel Macron face aux menaces commerciales de Donald Trump.
Il n'est plus question également de s'orienter vers une option intermédiaire, soit l'adoption d'un paquet de représailles de 93 milliards d'euros, déjà prêt depuis quelques mois. Pour autant, ces instruments pourront être remis sur la table en cas de nouvelles menaces, a prévenu Emmanuel Macron.