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«Conseil de paix» : après la signature de la charte fondatrice, Donald Trump assure ne pas vouloir remplacer l'ONU

Donald Trump au Forum économique mondial de Davos [CHIP SOMODEVILLA / GETTY IMAGES EUROPE / Getty Images via AFP]

Moment fort à Davos, la signature de la charte fondatrice du "Conseil de paix", créé et dirigé par Donald Trump. Une vingtaine de dirigeants de pays ayant accepté de rejoindre cette nouvelle instance internationale étaient présents lors de cette cérémonie. Tout porte à croire que ce Conseil de paix servira d'alternative trumpienne à l'ONU, ce que dément le président américain. 

Ce Forum de Davos aura vu la signature de la charte fondatrice du "Conseil de paix", voulu et dirigé par Donald Trump. Le président américain assume une nouvelle méthode. Avec ce Conseil de paix, il veut peser directement sur les grands conflits internationaux. 

"Nous le ferons en coordination avec les Nations unies"

Cette instance, qu'il présidera lui-même, est censée remettre du mouvement là où la diplomatie piétine. Pour Donald Trump, il ne s'agit pas de remplacer l'ONU, mais de la bousculer. Il s'en est d'ailleurs expliqué à Davos. 

"Nous pouvons faire beaucoup d'autres choses. Une fois que ce Conseil sera complètement formé, nous pourrons faire à peu près tout ce que nous souhaitons, et nous le ferons en coordination avec les Nations unies. J'ai toujours dit que les Nations unies avaient un potentiel énorme, mais qu'elles ne l'utilisaient pas". 

Parmi les États qui ont accepté de débourser un milliard de dollars pour obtenir un siège permanent à ce Conseil de paix : l'Argentine, la Hongrie, le Maroc, la Turquie ou encore l'Indonésie. La France et le Royaume-Uni ont refusé. Des choix qui illustrent déjà la fracture diplomatique provoquée par cette initiative.