Emmanuel Macron a annoncé ce jeudi que la Marine française avait arraisonné un pétrolier "en provenance de Russie". Un navire suspecté d'appartenir à la "flotte fantôme" finançant "la guerre d'agression contre l'Ukraine".
Début janvier, les États-Unis avaient saisi un navire russe pour des activités illégales dans la mer des Caraïbes. Ce jeudi, c'est la Marine française qui a arraisonné un pétrolier "en provenance de Russie" en Méditerranée, a annoncé Emmanuel Macron.
Une enquête judiciaire ouverte
Sur X, le chef de l'État précise que ce navire est "soumis à des sanctions internationales" et qu'il est "soupçonné d'arborer un pavillon fictif". Ce dernier appartiendrait à la "flotte fantôme" qui contribue à la "guerre d'agression contre l'Ukraine".
We will not tolerate any violation.
This morning, the French Navy boarded an oil tanker coming from Russia, subject to international sanctions and suspected of flying a false flag.
The operation was conducted on the high seas in the Mediterranean,… pic.twitter.com/zhXVdzPx1r— Emmanuel Macron (@EmmanuelMacron) January 22, 2026
L'opération a été menée avec le soutien de plusieurs pays "alliés", comme le "Royaume-Uni" a annoncé la préfecture maritime de Méditerranée dans un communiqué. Le bâtiment a été intercepté entre l'Espagne et l'Afrique du Nord.
Selon le président de la République, cette opération a été réalisée dans "le strict respect de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer" et la France est déterminée à "faire respecter le droit international et à assurer l'application effective des sanctions".
Une enquête judiciaire a été ouverte et le pétrolier en question a été détourné. Il est actuellement escorté "par des moyens de la Marine nationale vers un point de mouillage pour la suite des vérifications".